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Jean-Yves Le Drian évoque le "lent suicide" du Parti socialiste

Le ministre des Affaires étrangères, ancien leader socialiste, estime que le PS est voué à un "lent suicide" et appelle à une meilleure représentation des "sensibilités de gauche" au sein de La République en marche.

Jean-Yves Le Drian, à Aix-en-Provence
Jean-Yves Le Drian, à Aix-en-Provence
Crédit : ISA HARSIN/SIPA
Claire Gaveau & AFP

"Le PS a raté quatre grands rendez-vous". Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères et ancien leader socialiste, a dressé un triste constat sur son ancien parti. "À force d'enfermements successifs, on aboutit à de l'inexistant. C'est un lent suicide", explique-t-il dans une interview au Parisien ce dimanche 12 mai. 

"Sauf révision extrême de ses méthodes, son avenir s'annonce difficile", prédit-il alors que le Parti socialiste n'est crédité que de 5% des voix aux élections européennes du 26 mai. 

Celui qui n'est plus membre du PS mais n'a pas rejoint La République En Marche appelle dès lors à une meilleure représentation des "sensibilités de gauche" au sein du parti majoritaire. "Face à cela, il faut que les sensibilités de gauche issues du PS, au sein de LaREM, se structurent et s'expriment davantage", a pointé le ministre.

Je me retrouve tout à fait dans ce qu'a dit le Président

Jean-Yves Le Drian

Jean-Yves Le Drian, qui avait réclamé un "nouveau contrat social" au plus fort de la crise des "gilets jaunes", estime qu'Emmanuel Macron a tiré les leçons de cette secousse sociale et engagé des "inflexions significatives". "Franchement, je me retrouve tout à fait dans ce qu'a dit le Président, tant sur le contenu des mesures que sur le changement de méthode", dit-il tout en appelant à mettre maintenant en oeuvre ces mesures avec "humilité et détermination".

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Il a une nouvelle fois démenti toute ambition du côté de Matignon, où certains le verraient bien succéder à Édouard Philippe et incarner un virage social dans le quinquennat d'Emmanuel Macron. "La question ne se pose pas. Nous avons un bon Premier ministre (...) Quand on est Premier ministre et qu'on traverse une telle crise, on reste Premier ministre, on n'est pas usé, on sait faire", martèle-t-il.

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