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"Gilets jaunes" : la délégation reçue à Matignon attend désormais Macron

Les sept "gilets jaunes libres" reçus vendredi 7 décembre par Édouard Philippe ont joué l'apaisement, et attendent désormais la prise de parole du chef de l'État.

De gauche à droite : Édouard Philippe, Emmanuel Macron et François de Rugy
De gauche à droite : Édouard Philippe, Emmanuel Macron et François de Rugy
Crédit : IAN LANGSDON / POOL / AFP
Ryad Ouslimani
Journaliste

"La balle est dans le camp de monsieur Macron". La phrase est signée Jacline Mouraud, l'une des portes paroles des "gilets jaunes libres". Elle faisait ainsi partie d'une délégation de sept personnes reçues à Matignon par Édouard Philippe vendredi 7 décembre, alors qu'Emmanuel Macron avait refusé toute entrevue à l'Élysée. 

"On a émis nos idées, et il les comprend. Ils ont pris plein de notes (...) On attend la parole du président maintenant", a indiqué Jacline Mouraud en sortant de la réunion avec le premier ministre. Elle ainsi rapporté qu'Édouard avait reconnu "qu'il y a eu des erreurs". "Maintenant, on est dans une urgence. Il faut maintenant que le président prenne en compte tout ce qu'on a fait remonter", a-t-elle insisté. 

Dans une logique d'apaisement, dont son groupe de "gilets jaunes" est partisan, Jacline Mouraud indique vouloir "voir le côté positif des choses". Elle attend pour cela les annonces de la semaine prochaine. En effet, Emmanuel Macron devrait prendre la parole, a indiqué Richard Ferrand vendredi à l'AFP. 

Pas d'appel à manifester samedi

"Je pense que notre travail est fait. Maintenant, c'est au président de la République de prendre ses responsabilités", a de son côté relevé Christophe Chalançon, autre porte-parole des "gilets jaunes libres". Il ainsi estimé que son mouvement avait trouvé une certaine union afin d'arriver à dialoguer avec le gouvernement. 

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"Si monsieur Macron ne prend pas la mesure des demandes du peuples de France j'ai bien peur que...", a averti Christophe Chalançon, dont la frange est modérée et ouverte au dialogue, par rapport à d'autres "gilets jaunes" qui visent la destitution d'Emmanuel Macron

Par ailleurs, et en attendant une réponse d'Emmanuel Macron à leurs revendications, les "gilets jaunes libres" n'appellent pas à manifester samedi 8 décembre à Paris. Un "acte IV" des manifestations parisienne craint par les autorités, qui ont mis en place un dispositif de sécurité exceptionnel.  

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