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"Gilets jaunes" : "Ces manifestations devraient être interdites", lance Alba Ventura

ÉDITO - Nouveau samedi noir pour le gouvernement qui prétend chercher des réponses fortes. Après un 18ème samedi, on continue de chercher. Il va peut-être falloir trouver.

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"Gilets jaunes" : "Ces manifestations devraient être interdites", lance Alba Ventura Crédit Image : Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura édité par Marie-Pierre Haddad

Le quartier des Champs-Élysées en proie au chaos, samedi 16 mars. Une maman et son bébé ont dû être évacués in extremis d'un immeuble en feu. 11 personnes ont été blessées et intoxiquées. Des dizaines d'enseignes, boutiques, restaurants, kiosques, banques ont été saccagés et pillés. Tout cela était pourtant annoncé

On savait que c'était un samedi à haut risque ! Les appels à la violence, les messages pour que ça dégénère relayés sur les réseaux sociaux depuis une semaine... Tout était prévu. Tout !

On savait que les casseurs et leurs complices "gilets jaunes" voulaient refaire parler d’eux parce qu’il fallait bien marquer le coup pour la fin de la première phase du grand débat. Et parce que le mouvement était en train de perdre en intensité. On savait aussi de quoi ils étaient capables, il y avait eu l’Arc de Triomphe et toutes les dégradations.

Une situation sous-estimée ?

Donc on aurait pu penser qu’un dispositif un peu plus musclé avait été envisagé. Ça n'a pas été le cas. Qui a sous-estimé la situation ? Matignon admet des dysfonctionnements. La belle affaire ! Tout le monde a sous-estimé ! Et d’abord le premier flic de France, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

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Et ça tombe mal pour lui parce que dans la même semaine on le découvre à la une d’un magazine en train de batifoler et d’aligner les shots de vodka. Quelques jours plus tard avec un dispositif de sécurité qui tangue. C’est assez facheux pour ne pas dire "pas très professionnel". Ça ne donne pas le sentiment d’un investissement 7 jours sur 7 et 24h sur 24.

Une "très grande colère" au bout du 18ème samedi ?

Et d’ailleurs ça oblige le président Macron à rentrer de ses vacances au ski pour diriger lui-même la cellule de crise. On croit rêver ! Un président et un premier ministre qui ont semblé tomber de la lune ! Édouard Philippe qui évoque sa "très grand colère" face à des "casseurs, pillards, incendiaires et criminels". Ah quand même. Au bout du 18ème samedi ? 

Et Emmanuel Macron qui demande "à analyser les choses afin que dans les meilleurs délais on puisse prendre des décisions fortes". Donc depuis 18 samedis on n’a pas eu le temps d’analyser ! Ah oui mais c’est vrai qu’Emmanuel Macron était en lévitation avec son grand débat ! Non mais, l’autorité c’est pour quand ? À quel moment les pilotes montent dans l’avion ?

Des réponses de fermeté

Si on est dans un État de droit, il doit y avoir des réponses de fermeté, quand on en arrive à ce niveau-là. Non seulement, la réponse policière n’était pas au niveau mais la réponse pénale n'est visiblement pas suffisante ! Ceux qui ont été identifiés ou interpellés n’auraient pas dû se retrouver samedi sur les Champs-Élysées et ceux qui ont incité à la violence ou le font encore, doivent être sanctionnés.  

Les manifestations doivent être déclarées, celle de samedi ne l’était pas. Elles doivent être organisées et les organisateurs doivent prévoir des mesures de sécurité. Cela n’a pas été le cas. Elles ne doivent pas faire courir de troubles à l’ordre public, ça été le cas.

On le sait maintenant, les "gilets jaunes" ne sont plus un mouvement démocratique, ils ne manifestent pas pour leurs droits, ils appellent à la casse ou en sont complices, c’est tout ! Ça fait des semaines que l’on tolère ça avec une facture, si on compte les commerçants, les villes, le chômage partiel, qui s’élève à quelques milliards d’euros ! Donc, ces manifs’, pardon, mais elles devraient être désormais interdites.

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2019-03-18 07:42:00
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