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François Asselineau, accusé d’agression sexuelle, réélu à la tête de l’UPR

Accusé d'agressions sexuelles, François Asselineau a convoqué un congrès en urgence samedi 11 juillet. Il a été réélu à la tête de son parti, l'UPR.

François Asselineau (Union populaire républicaine)
François Asselineau (Union populaire républicaine) Crédit : AFP
Chloé
Chloé Richard-Le Bris et AFP

François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR), a été réélu samedi 11 juillet à la tête du parti souverainiste lors d'un congrès virtuel convoqué après des accusations et une enquête pour "harcèlement sexuel" et "agression sexuelle".

La liste du chef de l'UPR, ancien candidat à la présidentielle - 0,92% des voix en 2017 - et partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne et de l'Otan (Frexit), a obtenu la majorité absolue avec 77,7% des voix exprimées, selon les résultats du scrutin publiés par le parti sur son site.

Pour la première fois, depuis la création du parti en 2007, le fondateur de l'UPR a dû affronter deux adversaires, dont le chef de file d'opposants Philippe Conte qui réclamait son départ en raison des accusations visant François Asselineau, et a récolté 17,3% des voix. Une troisième liste a obtenu 5%.

Son opposant démissionne

12.718 militants de l'UPR s'étaient inscrits pour voter. Ils se sont prononcés par voie électronique, de mercredi à vendredi, pour élire les membres du bureau national par scrutin de listes. Le candidat menant la liste qui obtient la majorité absolue devient président du mouvement.

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Philippe Conte a annoncé qu'il allait démissionner du parti ainsi que de "nombreux cadres" selon lui, désireux de rejoindre la mouvance autour de la revue "Front populaire" de l'essayiste Michel Onfray. Pour Philippe Conte, la stratégie de François Asselineau pour la présidentielle est "vouée à l'échec" parce qu'il ne pourra pas réunir les 500 parrainages pour être candidat.

François Asselineau avait convoqué ce congrès en urgence après la diffusion en avril, dans la presse et sur les réseaux sociaux, d'accusations de harcèlement sexuel présumé à son encontre. Il dément et qualifie ces accusations de "calomnies". Il s'est dit par ailleurs "très confiant" sur la suite de la procédure judiciaire le concernant.

Deux plaintes déposées à son encontre

Deux plaintes ont été déposées par deux victimes présumées et anciens salariés de l'UPR, l'une dans l'Allier, l'autre à Paris, et un ancien cadre a fait un signalement au procureur de la République, selon une source interne au parti, confirmant des informations de Libération

Le parquet de Paris a ouvert le 15 mai une enquête préliminaire des chefs de "harcèlement sexuel" et "agression sexuelle", confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. Une quarantaine de cadres du mouvement avaient réclamé la démission de François Asselineau dans une lettre datée du 18 avril et rendue publique par Le Figaro. Ils évoquaient "l'existence de relations particulières et plus qu'insistantes de (la) part" de François Asselineau à l'égard de salariés de l'UPR, "source de graves souffrances psychologiques". 

Après avoir tenté en vain d'obtenir en référé l'annulation du congrès, 85 militants du parti avaient réclamé le 3 juillet que le président du parti se mette "en retrait" de ses fonctions pendant les procédures judiciaires. "Alors qu'une mise en examen devient de plus en plus probable, organiser dans la précipitation un congrès ressemble à une fuite en avant pour devancer la justice", soutenaient ces militants. 

Les frondeurs dénoncent en outre des "problèmes récurrents jamais solutionnés de communication interne, de piètre management, qui écrase les personnes et bride les initiatives". Ils évoquent aussi de "nombreux départs" de militants, dont le nombre rendu public ne correspond pas à "la réalité du fichier" d'adhésion. L'UPR revendique 39.000 militants, moitié moins selon les opposants.

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