17 min de lecture Primaire PS

Primaire de la gauche : revivez le troisième débat

MINUTE PAR MINUTE - Les candidats ont débattu pour la dernière fois avant le premier tour de la primaire de la gauche, le 22 janvier.

Les sept candidats de la primaire de la gauche, le 19 janvier 2017
Les sept candidats de la primaire de la gauche, le 19 janvier 2017 Crédit : Capture d'écran
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

La machine s'est accélérée depuis le dernier débat. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont rassemblé de plus en plus de monde lors de leurs meetings. Tandis que Manuel Valls connaît une stagnation de sa campagne. L'ancien premier ministre a dû annuler un meeting et a été giflé par un jeune homme de 18 ans, lors de sa visite dans les Côtes-d'Armor. 

Les sept rivaux à la primaire de la gauche ont débattu, ce jeudi 19 janvier, sur la sécurité au Proche-Orient mais aussi les institutions, l'assurance-maladie et les finances publiques. Chaque candidat disposera d'une minute de "carte blanche" pour "vendre" une proposition de son choix. Lors du précédent débat, Manuel Valls avait été la cible des critiques des anciens ministres de François Hollande, Vincent Peillon, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg.

Retrouvez le troisième débat

23h35 - C'est désormais l'heure de la conclusion : 

Benoît Hamon : "Mon projet est incontestablement différent de celui présenté par d'autres ici. Je ne prétends pas avoir la vérité, mais je vous propose une option".
Jean-Luc Bennahmias : "Voter pour moi c'est voter pour le revenu universel, la proportionnelle. Pour défendre l'exception culturelle française. C'est voter pour la légalisation du cannabis récréatif et thérapeutique, pour en finir avec la monarchie républicaine"
Arnaud Montebourg : "Je n'appartiens pas à cette gauche qui a renoncé comme les oiseaux se cacheraient pour mourir"
Sylvia Pinel : "Mon action politique a toujours été guidée par le soucis constant et permanent d'améliorer le quotidien des Français (...) Voter pour moi, c'est vouloir retrouver confiance et optimisme"
François de Rugis : "On a tenté de vous enfermer dans cette primaire dans des choix pré-établis, mais vous êtes libres de choisir le projet qui vous correspond le mieux, libres de choisir la rénovation, le sursaut"
Vincent Peillon : "Nous sommes à un moment difficile pour la gauche. Retrouvez la fierté d'être de gauche"
Manuel Valls : "Je veux incarner une France indépendante dans le monde d'aujourd'hui, la refondation de l'Europe, une société du travail qui fasse confiance à nos entrepreneurs"

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23h16 - Y a-t-il une dynamique "Emmanuel Macron" ?

Benoît Hamon trouve que "celui ou celle qui sera choisi lors de la primaire aura une légitimité qu'Emmanuel Macron n'a pas. Il nous opposera les sondages, je lui opposerai la légitimité du vote (... Son aventure est terriblement classique et c'est Tony Blair il y a 20 ans".

Arnaud Montebourg souligne "quelque chose de confus dans la candidature d'Emmanuel Macron. Je ne comprends pas comment on peut aller au Puy du Fou chez Philippe de Villiers, aller à Nevers faire l'éloge de François Mitterrand, puis d'aller voir Valéry Giscard d'Estaing. Il reçoit le soutien de Jean-Pierre Raffarin, et s'attire les critiques de Gérard Larcher. J'ai besoin de savoir quel est son programme". Il cite ensuite Martine Aubry : "Comme disait quelqu'un, quand c'est flou, il y a un loup".

Manuel Valls estime qu"il "y a une volonté, une force de presse, qui veut empêcher que cette primaire se passe dans de bonnes conditions. Le peuple de France ne se laissera pas imposer un choix". 

Vincent Peillon déclare : "Quand on a pas peur de Poutine, quand on a peur de Trump, on n'a pas peur d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui il mène une aventure franchement respectable. Je regrette qu'il ne soit pas venu dialoguer avec nous (...) Il va sortir de l’ambiguïté mais sa grande famille l'accueillera (...) C'est l'enfant prodigue, il est parti, il reviendra".

23h02 - Les candidats expriment leurs avis sur Donald Trump

Vincent Peillon : "Il faut beaucoup de déclarations. Nous avons des intérêts à défendre. on voit la menace qu'il utilise. Il y a la question du traité avec les Iraniens sur le nucléaire. La France a une politique, l'Europe aussi, nous gardons la tête froide"

Manuel Valls : "Quand on se prépare à la fonction suprême, on ne peut pas regarder le monde avec les lunettes d'hier. Moi je prends au sérieux les déclarations de Donald Trump, et c'est une vraie déclaration de guerre politique. Le monde est en train de changer. Je prends malheureusement au sérieux, les déclarations de Donald Trump (...) Quand son projet c'est de casser l'Europe, briser l'Alliance atlantique, il faut le prendre au sérieux. C'est une injonction pour l'Europe à être forte et unie"

Arnaud Montebourg : "Que Donald Trump ait un nationalisme exprimé de façon échevelée, personne n'en doute. Mais quand on se prépare à être chef d'Etat, s'indigner n'est pas utile, en revanche construire une stratégie l'est davantage (...) La question européenne est fondamentale"

Benoît Hamon : "L'Europe doit renforcer son projet de défense commune".

François de Rugy : "On peut ricaner sur sa chevelure, moi je n'ai pas du tout envie de rire quand je vois la politique qu'il prépare. Donald Trump est pour le retour en arrière. Sur la COP21, il veut le dénoncer (...) Il faut prendre ça au sérieux. L'alliance qu'il veut faire avec la Russie n 'a rien à voir avec la guerre froide"

Jean-Luc Bennahmias : "C'est un événement important, mais il a été élu totalement démocratiquement selon les institutions américaines. Vous revenez à chaque fois sur France-Allemagne. Mais il faut du rapport de force avec nos amis allemands. Nous sommes plus proches des pays du sud culturellement. Les Allemands peuvent croire pouvoir discuter avec Trump ou Poutine"

Sylvia Pinel : "Les déclarations de Donald Trump doivent pousser les Européens à aller plus vite sur de nombreux domaines (...) Si on reste à regarder les choses sans réagir, ce la sera grave du point de vue de la sécurité et économique"

22h49 - La question de la Syrie et de la guerre est abordée

Arnaud Montebourg : "Il n'y a pas de solution durable de paix en Syrie avec Bachar Al-Assad. Il aura à répondre de ses actes devant la justice internationale"

Benoît Hamon : "Il n'y a pas de solution politique en Syrie avec Bachar Al-Assad. Il faut discuter avec les composantes de la société syrienne, qui ne sont pas invitées aux négociation de paix"

Manuel Valls : "Il n'y aura pas de solution durable en Syrie avec Bachar Al-Assad car il est le premier responsable de la situation dans ce pays (...) La France a toujours un leadership à exercer (...) C'est à l'Europe de continuer à s'investir dans cette région"

Vincent Peillon : "La position de la France est qu'il ne fera pas partie de la solution. Il a massacré 350.000 civils de sa population (...) nous ne pouvons pas passer sur cela (...) Beaucoup de réfugiés ne reviendront pas, beaucoup se sentiront en insécurité (...) Il faut éviter et proposer une solution de paix entre l'Iran et l'Arabie Saoudite. Je rends hommage à la politique étrangère de la France. Depuis 2012, nous n'avons jamais eu une position tiède". 

François de Rugy : "Il fait la guerre à son propre peuple (...) Son attitude relève le Cour pénale internationale. Ce qui se passe en Syrie, c'est le laboratoire de la politique de Vladimir Poutine, il a joué sa carte. La France avait proposé d'intervenir (...) Au delà de la Syrie, c'est aussi le bras de fer avec la Russie qu'il faut être capable de faire (...) L'Europe doit s'affirmer militairement et diplomatiquement. Je propose que l'OTAN soit remplacé par une alliance européenne militaire.

Sylvia Pinel : "Il n'est pas question d'un quelconque dialogue. L'urgence est de continuer à éradiquer le terrorisme (...) Une solution politique doit être trouvée et Bachar Al-Assad ne peut pas l'incarner. Il est important qu'il y ait une discussion avec le régime, dans cette négociation élargie".

Jean-Luc Bennahmias : "La France a été exclue des négociations (...) C'est vraiment à la gloire de la France de continuer d'essayer d'intervenir (...) Heureusement que notre diplomatie discute avec la Syrie. Il nous faudra discuter de cela avec Vladimir Poutine".

22h32 - Les candidats s'expriment sur leurs propositions en faveur de l'égalité hommes-femmes. François de Rugy est le seul des sept candidats a avoir nommé une femme comme directrice de campagne. Elle est saluée par le public. 

Arnaud Montebourg déclare que "l'inégalité salariale est une réalité dans les entreprises (...) Cela m'a toujours choqué de voir ces déséquilibres". François de Rugy affirme qu'il "était bien seul à prendre mon congé paternité à la naissance de mon deuxième enfant, à l'Assemblée nationale". Il propose qu'il y ait un "congé parental, avant la naissance pour qu'il y ait un temps de formation. Etre parent, ça s'apprend"

Sylvia Pinel met en avant l'égalité salariale : "Il faut lutter contre cela et appliquer les mesures. Il faut lutter contre les clichés, ça se joue dès l'école et le plus jeune âge. Pour aller vers l'égalité, il faut ouvrir la PMA à toutes les femmes. Si on arrivait à casser ces clichés, ce sexisme ordinaire, je crois que l'on aurait plus besoin de passer par la loi". Manuel Valls souligne que la parité a été respectée au gouvernement. "J'ai eu la seule directrice de cabinet de toute l'histoire de la République. Je propose que la question de l'égalité salariale entre femmes et hommes soit au cœur du débat", ajoute-t-il.

Jean-Luc Bennahmias estime que "nous sommes un vieux pays macho, très ancien (...) Nous avons mis un temps fou à accorder aux femmes le droit de vote. Nous sommes encore loin à l'Assemblée nationale, de la parité (...) Si les hommes avaient voulu lâcher la place aux femmes, ce serait fait et ça n'est pas fait". Benoît Hamon souhaite "que le montant des pénalités soient augmentées. Elles permettront de doublier le budget du ministère des Droits des femmes. Je partage avec Manuel Valls, la priorité de la lutte contre la violence faite aux femmes. Ces femmes qui subissent les coups de leur conjoint et à qui ont dit parfois de quitter leur domicile. Elles se sentent seules. Ce qui se joue, c'est dès le plus jeune âge, la lutte contre les stéréotypes". Vincent Peillon propose de "mettre le CICE sous conditions et vous avez la condition de l'égalité hommes-femmes".

22h20 - Le thème de la justice est abordé

Benoît Hamon indique que "nous faisons le constat d'une surpopulation carcérale en augmentant le nombre de places de prison. Cela ne résout pas la question, et le fait que la prison fabrique des délinquants. Je préfère des alternatives à la détention pour les courtes de peines, de moins de six mois. Aujourd'hui, la récidive est plus fréquente quand on est passé en prison que quand on a fait une peine alternative". Sylvia Pinel estime qu"'il faut mieux préparer la sortie de prison. 80% des détenus sortent sans préparation, ce qu'on appelle des sorties sèches".

Manuel Valls déclare : "Je veux que la gauche reste crédible, sur l'entreprise, sur le dialogue social, sur la lutte contre les inégalités. Et surtout qu'elle ne renonce pas à assurer à la sécurité". Arnaud Montebourg a tenu à saluer la politique mise en place par Christiane Taubira concernant la contrainte pénale. François de Rugy ajoute : "Assurer la sécurité, c'est une des premières missions de l'État". Vincent Peillon juge que "le vrai problème, c'est que le budget de la justice français est inférieur de 50% aux pays européens. Nous sommes 24e sur 27"

22h07 - Voici le moment de la carte blanche, où les candidats peuvent aborder le sujet qu'ils désirent

Jean-Luc Bennahmias continue sur l'Europe : "Le problème principal, c'est que nos populations n'y croient plus. Pour qu'elles y croient, il faut qu'un certain nombre de pays, face à l'Allemagne, voient une Union européenne renouvelée. Il faut ainsi qu'une douzaine de pays se mettent d'accord sur un certain nombre de mesures"

Manuel Valls propose de revenir sur la crise de confiance dans notre société. "Je propose un service civique obligatoire pour les jeunes hommes et les jeunes femmes pour six mois ou plus, pour s'engager dans la gendarmerie, les associations, les ONG, pour faire France. Nous avons besoin de conforter tout ce qui nous rassemble", explique-t-il

François de Rugy revient sur la promesse de la fin de vie : "Je prends un engagement clair. Nous n'avons pas tenu notre promesse de choisir sa fin de vie. Je veux que le gouvernement soumette au parlement une loi légalisant l'euthanasie. Je sais qu'il peut y avoir des lobbies cléricaux, médicaux. S'il y a blocage, je soumettrai l'idée au référendum car la gauche doit conquérir de nouveaux droits".

Benoît Hamon choisit le même sujet : "Il faut aller plus loin et disposer d'un droit aux soins palliatifs. Je souhaite que soit étendu ce droit aux personnes atteintes de maladies incurables".

Vincent Peillon propose "la création d'un service public des maisons de retraite" et ajoute que "le service civique obligatoire, c'est revenir à l'armée, c'est pas ça qu'ils veulent les jeunes ! (...) Je propose que la transmission des patrimoines sont transformée, qu'on puisse donner plus jeune aux enfants qui démarrent, et je propose qu'on calcule la taxe sur celui qui reçoit et pas sur celui qui donne"

Arnaud Montebourg prend l'exemple de Hakim : "Hakim est un jeune diplômé qui a envoyé 380 CV et qui n'a reçu aucune réponse. Lassé et désespéré, il a choisi de s'appeler Stéphane, et a été accepté à deux entretiens sur cinq demandes (...) Je voudrais proposer à ces quartiers populaires de faire du made in France, qu'il y ait des clauses d'embauche pour les jeunes des quartiers populaires. Nous avons besoin que chacun puisse vivre de son propre travail dignement"

Sylvia Pinel aborde le sujet des personnes en situation de handicap et les personnes âgées. "Il faut relancer un nouveau plan contre l’autisme pour avoir des structures d'accompagnements. On ne pense pas assez à celles et ceux qui accompagnent un proche en perte d'autonomie, c'est 8 millions de personnes" 

21h49 - Sur le protectionnisme, Jean-Luc Bennahmias explique que "l'Union européenne que je défends dans son renouvellement, c'est celle qui aura des protections européennes. Il n'y a aucune raison que nous n'ayons pas des frontières contrôlées (...) Le mot de protectionnisme européen ne me fait pas peur. Je pense qu'on doit en passer par là".

Vincent Peillon déclare qu'"il faut faire des investissements et vous ne pouvez pas les faire sans les Européennes. Faire croire que la relance va être franco-française, c'est une erreur totale (...) Je suis défavorable au CETA parce que nous ne pouvons pas nous désarmer sur les questions sociales. Sur les questions environnementales,  Juste échange, mais pas protectionnisme"

Benoît Hamon indique qu'"il n'y a que l'Europe qui ne fixe pas ce qu'elle veut protéger. Ce que nous voulons protéger, c'est un haut niveau de service public et un haut niveau de protection sociale. Il faudra poser au regard de normes que nous jugeons essentielles, des exclusses qui réglementeront" 

C'est au tour d'Arnaud Montebourg qui prône un protectionnisme : "Nous avons besoin de remonter notre industrie qui a été dévorée par les 10 années de crise qui vient de s'écouler. Les PME créent des emplois, ce sont elles qui ont des projets qu'elles n'arrivent pas à financer. On va mobiliser toutes les ressources de la nation (...) Les grandes entreprises qui vont travailler la Terre entière mais pas la France, c'est inadmissible. Les grands groupes vont redevenir un tout petit peu plus, patriotiques".

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Montebourg attaque le revenu universel : "T'as pas le droit, c'est pas sérieux", réplique Hamon Crédit Image : Montage RTL | Crédit Média : France 2 | Date :

Sylvia Pinel préfère "la solution européenne parce que les déclarations de Donald Trump font craindre une forme de protectionnisme. Nous devons nous saisir de cette attitude pour relancer la construction européenne en harmonisant la fiscalité, les charges sociales, en révisant la directive sur les travailleurs détachés. Si l'Europe ne relance pas une politique économique forte, ce n'est pas la France toute seule qui le fera".

François de Rugy est qualifié de "libre-échangiste" par les journalistes. "Je ne veux pas d'une fuite en avant dans le libre-échange, comme ça nous a été proposés par Barack Obama. Je ne souhaite pas non plus que l'on continue l'élargissement de l'Union européenne. Je dis non à l'entrée de la Turquie" 

21h42 - François de Rugy prend à son tour la parole : "On tombe vite dans le travers d'avancer des chiffres. Lors de la primaire de la droite, c'était un concours de chiffres pour supprimer le plus de fonctionnaires : 1 million, 500.000, 200.000 pour le plus modéré, au point qu'on mélangeait fonctionnaires et emplois aidés. Et là, c'est un peu la même chose pour le revenu universel. Il faut trouver 45 milliards d'euros pour financer la première phase (...) Je fais une proposition : qu'on baisse la dette à une proportion,pour tous les pays. On fait baisser la dette pour l'ensemble des pays de l'Europe, on décharge le poids de la dette".

Sylvia Pinel est "pour le sérieux budgétaire". "Je ne crois pas aux promesses mirifiques qui entraîneraient une augmentation des impôts des classes moyennes (...) Pour financer ton revenu universel, Benoît, il faut que tu m'expliques comment tu le finances (...) Il faut rester sérieux, faire des propositions et améliorer la vie quotidiennes de Français. Mais il faut pouvoir les financer"

Jean-Luc Bennahmias s'adresse à Benoît Hamon : "Benoît, te décourage pas, c'est la seule idée nouvelle qu'on ait eu depuis des années !"

21h29 - Benoît Hamon explique : "Je pense que nous pouvons négocier avec les banquiers, mais pas avec la planète". Manuel Valls déclare qu'il veut "maîtriser les crédits" afin que "la gauche ne perde pas tout son crédits". "Je ne veux pas d'une gauche qui fait des promesses illimitées. Je me suis engagé, il y a de cela trois ans en tant que premier ministre à montrer qu'on pouvait financer les priorités et baisser le déficit", ajoute-t-il.

Vincent Peillon affirme que "trente ans d'engagement à gauche" lui font "craindre la gauche qui fait des promesses et maintenant déçoit. Et maintenant, c'est la gauche qui modifie ses promesses car elle a promis trop (...) Plus vous faîtes déficit, plus vous avez d'argent à investir. Les Allemands nous demandent de respecter notre parole. François Hollande a divisé par deux, ce que nous avait laissé Nicolas Sarkozy (...) On peut être européen et de gauche et économe". Benoît Hamon reprend la parole sur le revenu universel : il "crée de l'emploi, cela redonne au salarié pour réduire son temps de travail, donc d'embaucher, et ça éradique la pauvreté, voilà ce que ça rapporte. Ce que je propose, c'est que le revenu universel dès 2018 de 600 euros soit versé à l'ensemble des personnes pauvres éligibles au RSA et aux 18-25 ans".

Arnaud Montebourg indique que "nous avons à construire une cohérence". "Je suis le candidat de la constance (...) L'ensemble du programme que je propose est sérieusement financée, chiffrée. Nous pouvons voir quel est l'impact d'une stratégie de relance écologique et économique. Ce qui est le plus important, c'est la baisse du chômage et l'augmentation de la croissance. Après ça, la dette chute, le déficit aussi. Cette stratégie a marché dans le monde entier (...) Ce quinquennat est la dernière station-service avant le lepénisme".

21h22 - Pour lutter contre les déserts médicaux, que proposent les candidats ?

Benoît Hamon partage l'idée selon laquelle la meilleure solution, "c'est la Sécurité sociale". "Nous devons augmenter les remboursements". Manuel Valls estime que "la prévention" permettra de faire des économies. L'ancien ministre de l'Éducation nationale lui répond sur les maladies chroniques. "Sur la question des perturbateurs endocriniens (...) là où il y a soupçons de dangerosité, il faut que l'État prenne des décisions fermes".

21h09 - Le thème de l'assurance maladie est abordé

Vincent Peillon déclare que "la situation de la médecine est très difficile à la fois pour ce qui concerne la médecine libéral. Il faut utiliser une méthode d'incitation par des avantages fiscaux des 20.000 médecins dans les déserts médicaux. Pour l'hôpital, je souhaite qu'on lui donne de l'aide (...) Il faut une complémentaire santé pour ceux qui ne sont pas couverts et une complémentaire santé publique. Il faut en même temps, faire en sorte que l'on soit mieux remboursé". Arnaud Montebourg proposer de "de rendre universelle l'accès à la couverture complémentaire pour les personnes qui n'en n'ont pas les moyens". Il évoque "des personnes" qui "n'arrivent pas à obtenir le prix de leurs efforts lorsqu'il y a un problème dans leur vie. 36% de personnes ont renoncé à des soins".

François de Rugy indique qu'"il y a la droite de François Fillon. Son projet est de ramener l'assurance maladie au stricte minimum. Et puis il Jean-Luc Mélenchon qui prône le 'tout-État'. Sylvia Pinel souhaite que "préserver notre modèle de santé qui est exemplaire, efficace et envié dans le monde. Nos efforts doivent porter sur le fait d'améliorer notre système, en luttant contre le gaspillage, proposant des génériques (...) Il faut que nos concitoyens aient accès à un service de qualité. Je crois au système de protection que nous avons et nous devons veiller à ce qu'il soit égal entre tous les compatriotes".

Jean-Luc Bennahmias défend "le système mutualiste". "Dans les régions périphériques, je propose de faire des maisons de santé. Il faut aider nos professions médicales à être ensemble dans un local (...) Cela permet dans les déserts médicaux, d'avoir des gens présents", ajoute-t-il. Manuel Valls estime qu'il s'agit d'un "sujet majeur". L'ancien premier ministre ajoute que "la gauche est liée au mouvement mutualiste. Les dépenses de santé vont augmenter (...) Il faut conforter l'hôpital public, développer les maisons de santé, en finir avec le numerus clausus et d'aller plus loin dans l'installation des médecins. Je propose aussi de supprimer le ticket modérateur pour un certain nombre de soins de la ville. Cette médecine libérale ne joue plus tout à fait son rôle dans les villes moyennes et dans les territoires ruraux". 

21h02 - Le débat débute par une question sur la vague de grand froid qui touche la France. Lionel Jospin faisait en 2002 la promesse "zéro SDF"

Sylvia Pinel : "Il faut renforcer notre hébergement d'urgence et laisser agir nos concitoyens pour lutter contre ces difficultés que nous voyons pour faire en sorte que les parcours résidentiels soient plus fluides. Ce n'est pas seulement l'hébergement d'urgence qui peut résoudre la situation (...) Nos concitoyens peuvent agir en louant des logements inoccupés, avec une garantie de l'État". 

Arnaud Montebourg : "Je crois que c'est possible. Le nombre de SDF est évalué à 140.000 personnes. C'est un chiffre considérable. nous pouvons atteindre cet objectif. Beaucoup de personnes sont tombées dans la pauvreté à cause de la crise. Une amélioration économique permettra à des gens de trouver un logement et un travail. On peut investir dans des centres d'hébergement d'urgence. On ne peut pas laisser les gens périr."

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Primaire de la gauche : zéro mort dans la rue, "c'est possible" pour Montebourg Crédit Image : Capture d'écran France 2 | Crédit Média : France 2 | Date :

Vincent Peillon : "Dans un pays où il y a tant d'inégalités (...) La pauvreté a augmenté. Il faut réunir toute la nation autour de cet objectif. Quand Lionel Jospin avait affiché cet objectif en 2002, beaucoup avaient ricané. Ces ricanements sont indécents"

Benoît Hamon : "C'est un engagement extrêmement difficile et grave à prendre (...) Le gouvernement n'est pas resté sans agir. Il faut individualiser la réponse à ces personnes".

Manuel Valls : "Ce soir, c'est un débat important (...) Personne ne peut être indifférent aux drames (...) Je me méfie de ces slogans. Beaucoup a été fait et il faut continuer (...) Il faut un effort considérable"

Jean-Luc Bennahmias : "Je prends un engagement. Je propose d'améliorer l'accès aux services de renseignement (...) d'améliorer les services du SAMU (...) et que les associations caritatives obtiennent plus de respect et plus de moyens".

François de Rugy : "Non je ne crois pas qu'il faille des mots d'ordre chocs, parce que derrière ces situations qui choquent légitimement beaucoup de Français, il y a des réalités extrêmement diverses".

21h - David Pujadas commence par rappeler les règles du débat aux candidats.

20h59 - Le débat débute

20h46 - Le compte Twitter de la primaire de la gauche prévient déjà les votants que les pièces "rouges" ne seront pas acceptées pour voter dimanche 22 janvier.

20h37 - Pendant que les candidats se préparent pour le dernier débat, François Fillon lui est en meeting à Oyonnax, dans l'Ain.

20h21 - Le collectif "Touche pas à ma ZEP" a entamé une manifestation devant le studio de la primaire à gauche.

20h10 - À quelques heures du dernier débat, la primaire de la gauche a été parasitée par l'appel aux candidature pour désigner les représentants d'"En Marche !" aux élections législatives.

19h50 - Entre "prudence" et manque d'enthousiasme, certains députés PS sont encore tiraillés face à la primaire organisée par leur parti. "Un tiers des députés n'ont pas pris position", confie un responsable socialiste à l'AFP qui estime que le groupe parlementaire est "paumé". Sur les 275 députés sûrs de leur choix, une centaine a choisi Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg récoltent les voix de 25 députés tandis qu'une vingtaine appuient Vincent Peillon.  
19h24 - L'équipe de campagne d'Arnaud Montebourg a saisi la Haute Autorité de la primaire au sujet de Benoît Hamon pour une sortie publique "hors des délais de la campagne". Alors que le glas des déplacements aura sonné vendredi minuit, le député des Yvelines a prévu de prononcer ses voeux à Trappes le lendemain.  

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