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Emmanuel Macron veut créer une "peine d'inégibilité obligatoire" pour les élus coupables "d'actes et de propos antisémites, racistes et discriminatoires"

Lors de son hommage ce vendredi 13 février à Ilan Halimi, jeune homme juif torturé à mort en 2006, le chef de l'État a dénoncé "l'hydre antisémite" qui s'est immiscée "dans chaque interstice" de la société depuis 20 ans. Il souhaite des sanctions plus lourdes contre les auteurs de propos racistes et antisémites, dont les élus.

Emmanuel Macron, à l'Élysée vendredi 13 février 2026.

Crédit : Bertrand GUAY / POOL / AFP

AFP - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Emmanuel Macron souhaite une "peine d'inéligibilité obligatoire" pour les élus coupables "d'actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires" car les hommes et femmes politiques doivent être "des sentinelles de la République". Il indique que le gouvernement et le Parlement "travailleront à un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes".

"Trop souvent, les peines délivrées contre les auteurs de délits et crimes antisémites semblent dérisoires", a jugé le président français à l'occasion de la cérémonie d'hommage à Ilan Halimi, un juif de 23 ans séquestré et torturé à mort en 2006, qui s'est tenue au palais de l'Élysée ce vendredi 13 février. Le jeune homme avait été retrouvé agonisant le long d'une voie ferrée au terme de trois semaines de sévices et décédé lors de son transfert à l'hôpital.

Il dénonce "l'antisémitisme qui entend faire des juifs des génocidaires"

Le chef de l'État a également dénoncé "l'hydre antisémite" qui s'est immiscée "dans chaque interstice" de la société depuis 20 ans, en évoquant "l'antisémitisme islamiste à l'origine du pogrom du 7-Octobre" et "l'antisémitisme d'extrême gauche (...) qui le dispute à celui d'extrême droite et ses clichés sur la puissance et la richesse". 

Il s'en est aussi pris à "l'antisémitisme qui utilise le masque de l'antisionisme pour progresser à bas bruit". "Celui-là même qui, dans une inversion historique vertigineuse, entend faire des juifs des génocidaires", a-t-il jugé.

Dans la France des Lumières, le 'free speech' s'arrête à l'antisémitisme et au racisme

Emmanuel Macron

Pour lutter "contre le poison de la haine numérique", la France "demandera des comptes aux grandes plateformes et des résultats mesurables dans le retrait rapide des contenus haineux. Si les engagements ne sont pas tenus, nous activerons le droit européen qui prévoit des amendes significatives", prévient le président de la République. 

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"N'en déplaise à certaines puissances qui voudraient nous donner des leçons : dans la France des Lumières, le 'free speech' (NDLR: la liberté de parole) s'arrête à l'antisémitisme et au racisme", a-t-il insisté, en faisant allusion aux États-Unis.

Le chef de l'État a ensuite planté un chêne dans le jardin de l'Élysée, "symbole d'enracinement de la mémoire d'Ilan Halimi dans la République".

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