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"Je me bats contre l'antisémitisme" : l'urgentiste Mathias Wargon répond au député insoumis qui l'accuse de "soutenir un génocide"

Après des propos polémiques sur la vaccination, le médecin urgentiste est victime d'une vague de haine sur les réseaux sociaux. Un député LFI l'accuse notamment de soutenir le "génocide" perpétré par Israël à Gaza.

Mathias Wargon était l'invité de Marc-Olivier Fogiel ce jeudi 8 janvier 2026.

Crédit : Capture RTL

Marc-Olivier Fogiel - édité par La rédaction numérique de RTL

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Un médecin venu remettre les points sur les "i". Invité de Marc-Olivier Fogiel ce jeudi 8 janvier 2026, Mathias Wargon, chef du service des urgences de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, a précisé sa position sur la vaccination des plus de 65 ans. En décembre, le médecin urgentiste avait fait comprendre sur un plateau télé que les plus de 65 ans n'ayant pas reçu de vaccin devraient payer leur hospitalisation.

Cette sortie médiatique "mal comprise" lui a valu une vague de haine sur les réseaux sociaux et 500 plaintes au Conseil national de l'Ordre des médecins. Dans le flot de critiques, une l'a particulièrement touché. En reprenant sa prise de parole polémique, Ali Douara, député La France insoumise de sa circonscription de Seine-Saint-Denis, a avancé que Mathias Wargon soutenait "un génocide" (en référence au conflit israélo-palestinien, ndlr) tout en dirigeant un service d'urgence.

Pour le chef de service des urgences, c'est "très clair" : c'est de l'antisémitisme. "Je me bats contre l'antisémitisme, notamment du parti de ce monsieur, sur les réseaux sociaux", a-t-il rappelé. En disant cela, il estime que ce député met sa vie en danger. Une action judiciaire est à l'étude. "Je n'ai pas envie de leur donner une tribune non plus", ajoute Mathias Wargon.

500 plaintes au Conseil national de l'Ordre des médecins

Le médecin urgentiste assure ne pas "vivre l'antisémitisme" au quotidien. "Ça se passe très bien parce que c'est l'hôpital public et qu'on vit bien ensemble. Je me demande si, d'ailleurs, la cible de ces gens-là, ce n'est pas justement le vivre-ensemble, en divisant la société par race, couleur de peau, religion, opinion politique. L'hôpital public, c'est exactement le contraire : notre objectif principal est de soigner des gens sans discrimination."

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Depuis le 21 décembre, 500 signalements ont été déposées contre lui au Conseil national de l'Ordre des médecins. "Je suis stupéfait, je suis un recordman", souffle le médecin sur RTL, ajoutant avoir été "peu soutenu" publiquement. Le corps médical l'a tout de même fait dans une tribune dans le Point publiée le 31 décembre.

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