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Le président de la République Emmanuel Macron après une réunion informelle des dirigeants de l'UE au château d'Alden Biesen, le 12 février 2026.
Crédit : Jonas Roosens / ANP / ANP MAG / ANP via AFP
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Emmanuel Macron a affirmé jeudi 12 février vouloir comprendre pourquoi la "clarté" n'avait pas été faite "plus tôt" sur le cas de Fabrice Aidan, diplomate français cité à plusieurs reprises dans les dossiers Epstein, et qui avait été visé par une enquête américaine du FBI pour consultation d'images pédopornographiques en 2013, comme révélé par 20 Minutes et Mediapart.
Interrogé pour savoir comment cet homme pouvait encore être en fonction malgré des signalements passés, le chef de l'État a estimé que c'était "inacceptable". "S'il est vrai que l'administration avait des informations il y a plusieurs années, des choses auraient dû être faites", a-t-il affirmé à la presse à l'issue d'un sommet européen en Belgique, assurant avoir "découvert" cette affaire.
Selon les documents consultés par l'AFP, le nom de Fabrice Aidan apparaît plus de 200 fois dans des échanges avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, dont les premiers remontent à 2010, alors qu'il travaillait aux Nations unies, détaché par la France. Son avocate a affirmé que son client conteste "l'entièreté des accusations portées à son encontre".
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a signalé les faits à la justice française et lancé une enquête administrative ainsi qu'une procédure disciplinaire, précisant que Fabrice Aidan était actuellement en disponibilité pour convenances personnelles.
"Le ministre a eu raison de prendre les dispositions qu'il a prises et je lui ai demandé qu'il fasse toute la clarification pour savoir comment, compte tenu de ce qui apparemment était su, des dispositions n'ont pas été prises plus tôt", a expliqué Emmanuel Macron. "Mais moi, je réagis comme vous, j'ai découvert comme vous cette affaire", a-t-il dit à des journalistes.
La mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les millions de documents rendus publics par la justice américaine montrent à tout le moins des liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage.
Toujours sur le plan diplomatique, le chef de l'État a estimé qu'il n'y avait pas d'urgence à entamer le dialogue avec le président russe Vladimir Poutine, soulignant l'importance d'une coopération entre Européens. "Ce n'est pas une question de jours, on prépare les choses", a-t-il déclaré. "Je pense qu'il faut surtout maintenant travailler sur nous, sur ce qu'on veut demander", a-t-il dit.
Le président français avait annoncé en décembre vouloir renouer des échanges directs avec son homologue russe, largement rompus en raison de la guerre en Ukraine, et a dépêché début février son conseiller diplomatique à Moscou pour les préparer. Cette discussion avec Vladimir Poutine doit désormais être préparée, entre "Européens", pour pouvoir, "au bon moment, être prêts", a-t-il estimé. "On veut les garanties de sécurité pour l'Ukraine, mais aussi on veut des choses pour les Européens", a ajouté le président.
Parmi ses priorités : "Les questions de prospérité, sur l'avenir de notre Europe, de l'architecture de sécurité", a-t-il énuméré. Emmanuel Macron avait déjà évoqué la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine dans un entretien diffusé mardi par plusieurs journaux, plaidant pour qu'il soit "bien organisé" avec les Européens, mais sans "trop d'interlocuteurs".
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