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Patrick Bruel face à Marc-Olivier Fogiel, le 3 janvier 2026
Crédit : RTL
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Patrick Bruel est de retour sur les planches après quinze ans d’absence, depuis Le Prénom, sa dernière pièce de théâtre. Depuis une semaine, il est à l’affiche de Deuxième partie au Théâtre Édouard VII, aux côtés de Stéphane Freiss et Marine Delterme, ses amis de longue date.
Invité de Marc-Olivier Fogiel, ce mardi 3 février, le chanteur et comédien a fait part de son inquiétude concernant la montée de l'antisémitisme en France. Pour lui, "la parole qui s'est complètement libérée jusqu'à devenir quotidienne", notamment depuis le 7-octobre. "L'antisémitisme a toujours été l'antichambre des plus grands malheurs. Ça ne touche pas que la communauté juive, ça touche aux valeurs fondamentales, ça touche... à ce que nous sommes, la démocratie".
Questionné sur les propos de Marion Maréchal, affirmant que son grand-père Jean‑Marie Le Pen n’était pas antisémite, Patrick Bruel a réagi au micro de RTL par un "vaste éclat de rire". Et d'ajouter : "Je ne sais pas ce que vous voulez que je dise d’autre. Je ne vais pas revenir sur des phrases illustres, qui en plus étaient à un moment donné à mon encontre. Je ne reviendrai pas là‑dessus".
Pour rappel, Jean‑Marie Le Pen avait fait polémique en 2014 en visant Patrick Bruel avec une allusion jugée antisémite, perçue comme une référence aux fours crématoires nazis. Ses propos avaient provoqué un tollé médiatique et politique, avec critiques au sein du Front national et ouverture d’un procès pour incitation à la haine raciale.
Le chanteur de 66 ans reste malgré tout optimiste et veut "croire au sursaut des gens et à leur humanité". "Ne pas plonger dans les amalgames, ce qui est le piège qui nous est tendu. Les communautés peuvent vivre ensemble, les communautés savent le faire et se doivent de le faire", poursuit-il.
Concernant la présidentielle de 2027 et les sondages qui placent le RN en tête des intentions de vote, Patrick Bruel demande de "s'interroger sur l'état dans lequel la France arrive au moment de cette échéance".
"Il faut respecter les électeurs, il faut respecter les gens qui dans la détresse vont chercher une solution, même si je pense que ce n'est pas forcément la bonne, parce que je pense que les extrêmes n'ont jamais résolu aucun problème nulle part. Maintenant, il faut que la classe politique, et en tout cas les représentants, soient dignes de l'échéance qui se présente", insiste-t-il au micro de RTL.
Et de conclure : "Je crois évidemment qu'il y a certainement quelqu'un de très fort, que ce soit du centre droit ou du centre gauche, qui va se présenter et proposer quelque chose qui pourra satisfaire, qui pourra peut-être rassurer".
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