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ÉDITO - Présidentielle 2022 : il reste 5 jours de campagne, et toujours un sentiment étrange

Alors que le premier tour approche, il y a toujours un sentiment étrange, celui que tout le monde n’est pas là.

Emmanuel Macron en meeting à La Défense le 2 avril 2022
Emmanuel Macron en meeting à La Défense le 2 avril 2022
Crédit : Thomas COEX / AFP
ÉDITO - Présidentielle 2022 : il reste 5 jours de campagne, et toujours un sentiment étrange
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ÉDITO - Présidentielle 2022 : il reste 5 jours de campagne, et toujours un sentiment étrange
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost - édité par William Vuillez

Nous sommes dans une campagne atypique, tout le monde en conviendra. Même une bonne connaissance de l’histoire politique aide faiblement pour éclairer ce que nous vivons. L’époque est perturbée, les électeurs sont désemparés, la décomposition politique n’est pas achevée. Cela donne une campagne des derniers instants. Il y a bien des raisons, objectives, pour l’expliquer.

La guerre en Ukraine, un quinquennat de crises, une accumulation de quinquennats décevants, des candidats qui ne sont pas parvenus à attirer l’attention. Mais alors qu’il reste 5 petits jours de campagne, effectivement, il reste aussi un sentiment étrange, celui que tout le monde n’est pas là. L’élection présidentielle est beaucoup moins un sujet de discussion dans les familles qu’aux précédents rendez-vous. Et je ne vous parle pas des médias, où les règles de temps de parole et de temps d’antenne réduisent la bande passante.
 
Mais, deux chiffres peuvent laisser penser que ce sentiment étrange peut réserver des surprises. Presque 3 Français sur 10 disent qu’ils n’iront pas voter et parmi ceux qui iront aux urnes, un tiers n’a pas fait de choix sûr. Mais attention, tous les abstentionnistes ne manqueront pas à un seul et unique candidat. Et tous les électeurs hésitants ne feront pas le même choix le jour du vote. 

Les candidats jouent l'offensive

Autrement dit, les grands équilibres ne seront pas forcément bouleversés. Mais ces incertitudes, aussi faibles soient-elles, vont suffire à animer les derniers instants de campagne. 

Nous l’avons vu ce week-end, des candidats trouvent tardivement leurs aises. Jean-Luc Mélenchon a été très offensif sur la place du capitole à Toulouse, contre ses adversaires, accusés de "mépris de classe" ou de "mépris de race". Son enjeu est de capter l’électorat populaire. Valérie Pécresse a réussi son meeting à la Porte de Versailles, après le naufrage du Zénith. 

À écouter aussi

Le plus dur est à venir pour la droite mais sa candidate aura au moins trouvé son ton. Même Anne Hidalgo a fait preuve d’une énergie étonnante au vu de ce que donnent les sondages, à peine 2% des intentions de vote. Il s’agit peut-être de l’énergie du désespoir, mais tous ces candidats jouent encore le premier tour, quand les deux favoris, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, sont déjà largement dans le second tour.

Macron est déjà dans l’après premier tour

Ils ne font plus campagne. Emmanuel Macron a fait son grand meeting samedi à Nanterre devant 30.000 personnes. Deux heures d’un discours peu enthousiasmant, pour amorcer un front républicain. Un show à l’américaine pour ancrer son unique meeting à gauche, après avoir ancré son unique conférence de presse à droite. Emmanuel Macron est déjà dans l’après premier tour. "C’est le combat du progrès contre le repli, le combat du patriotisme et de l’Europe contre les nationalistes", a-t-il posé samedi. 

Marine Le Pen, elle aussi, est déjà dans le second tour. Ça fait même des mois qu’elle est dans une campagne de second tour, une campagne discrète, comme pour son meeting de vendredi soir en Moselle, pour ne réveiller aucune critique. Une candidate qui se planque, Marine Le Pen. Un candidat qui appelle au barrage républicain, Emmanuel Macron. C’est l’histoire d’un second tour si souvent annoncé qui s’installe avant le premier tour. 

Voilà de quoi déposséder un peu plus l’électeur de son choix, de le dissuader que son vote peut influencer le cour des choses. Voilà de quoi laisser ce sentiment étrange, d’une campagne décidément atypique.

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