2 min de lecture Coronavirus France

Coronavirus : en attendant la vaccination de masse

ÉDITO - Emmanuel Macron va visiter aujourd’hui un centre de vaccination à Valenciennes. Un centre où mille injections sont réalisées chaque jour. Le message, c’est que la vaccination de masse est le seul moyen de s’en sortir.

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Coronavirus : en attendant la vaccination de masse Crédit Image : Ludovic MARIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Olivier Bost
édité par Benjamin Hue

Hier, lundi 22 mars, Bruno Lemaire était dans ce studio. Dès le début de l’interview, interrogé sur le pataquès de ce week-end, les attestations kafkaïennes et le concept des commerces non essentiels. Dans sa toute première réponse, le ministre de l’Économie est allé droit au but : "Il y a une seule solution, c’est la vaccination de masse, la vaccination accélérée".

Ce n’était pas seulement pour évacuer les difficultés à répétition du gouvernement, le naufrage technocratique. C’est parce que, ça reste effectivement la seule voie pour s’en sortir. 

La seule solution, c’est la vaccination. Mais pour l’instant  là aussi, ce n’est pas encore une réussite. Ce n’est pas encore joué. Emmanuel Macron se montre raisonnablement optimiste.

Il y a des repères assez simples dans le temps. 10 millions de vaccinés le 15 avril, 20 millions fin mai, 30 millions à la mi-juin. Et tous les français qui le souhaiteront d’ici la fin de l’été, ce qui est une date un peu plus vague.

La course de fond commence à peine

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Ces objectifs dépendent de 2 choses : des livraisons de doses par les différents laboratoires et notre capacité à nous organiser. Dès que nous parlons d’organisation, il y a un risque. Sauf que le gouvernement s’est résolu au vaccinodrome. Ils ouvriront par dizaines le mois prochain et seront notamment tenus par l’armée.

Si jusque-là le gouvernement s’y refusait, c’était par trouille d’avoir des images de hangars ou de stade complètement vide. Faute de volontaires pour recevoir le vaccin, faute de personnel pour piquer, ou, c’est ce qui s’est passé jusque-là, faute de doses.

Ce qui nous renvoie à nos problèmes européens. Et là, nous avons trouvé notre nouvel optimiste béa. Celui pour qui tout se passe comme prévu, et pour le mieux, depuis le début, et tout est formidable. C’est Thierry Breton, le commissaire européen en charge de l’industrie et des vaccins. Et il exagère un peu. Disons que lorsqu’il s’exprime, même le gouvernement français est gêné.

Dire que nous vivons dans un monde formidable quand la plupart des labos ne tiennent pas leurs engagements, ça ne va pas faire retomber l’agacement et l’épuisement des français. La propagande nuit à la vérité, et donc, encore et toujours, à la confiance.

Tous les français connaissent ou ont connus ces dernières semaines un proche qui cherche à se faire vacciner et qui n’y parvient pas. Non, tout n’est pas formidable.

Le gouvernement parlait de course de vitesse pour ralentir l’épidémie. Cette course-là n’est pas gagnée. Nous allons vivre des jours très durs. Mais ensuite, la course de fond pour se débarrasser du virus est bel et bien engagée. Elle commence à peine.

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