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Confinement : le pouvoir s’ultra-concentre et manque de bon sens politique

ÉDITO - Jean Castex a annoncé ce dimanche 1er novembre la fermeture de tous les commerces "non-essentiels" pendant la durée du confinement. Une décision largement contestée par les maires.

Le Premier ministre Jean Castex, le 29 octobre 2020 à Paris.
Le Premier ministre Jean Castex, le 29 octobre 2020 à Paris.
Crédit : Martin BUREAU / AFP / POOL
Confinement : le pouvoir s'ultra-concentre et manque de bon sens politique
03:00
Confinement : le pouvoir s'ultra-concentre et manque de bon sens politique
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Olivier Bost - édité par Venantia Petillault

Comme le décrivait Emmanuel Macron dans sa dernière intervention sur l’épidémie de Covid, encore une fois, les maires dans ce quinquennat sont les premières vigies du quotidien des Français.

Sur les petits commerces, injustement fermés ils alertent depuis quelques jours. Les commerces de proximité sont un symbole, c’est le grand ou le gros contre le petit. C’est la France d’en haut contre la France d’en bas, un condensé de ce qui nous avait amené aux "gilets jaunes". Plusieurs maires ont pris des arrêtés pour les rouvrir,  d’autres lancent des appels au gouvernement. Au moment où il faut de la cohésion face à l’épidémie, ce n’est pas bon du tout.
 
Le gouvernement a répondu hier soir : Jean Castex a annoncé la fermeture des rayons "non-essentiels" dans les supermarchés. Et il nous a aussi demandé de ne pas commander sur Amazon. Bien curieuse façon de faire pour ne surtout pas se dédire. Drôle de pays où l’on punit tout le monde plutôt que de se ressaisir, toute concession nous amènerait à relâcher le confinement. C’est toujours étonnant quand même, au bout de 3 ans et demi de pouvoir constater que le gouvernement n’anticipe pas des évidences.

Ce deuxième confinement est plus dur pour tout le monde, plus difficile à accepter. Pour que toutes les restrictions soient acceptées, il faut que tout le monde soit à la même enseigne. Emmanuel Macron a promis plusieurs fois d’écouter les maires, le premier maillon de la République. Mais à chaque moment de crise, le centralisme jacobin revient, le pouvoir s’ultra-concentre dans un seul bureau à l’ Élysée. C’est comme s’il manquait, dans ces moments-là, encore et toujours un bon sens politique, un peu terre à terre dans la macronie. Car les maires, eux, n’oublient jamais de faire un peu de politique.

La crise du coronavirus, un révélateur

On ne se contamine pas plus dans un magasin de chaussures ou une librairie qu’au travail ou dans une grande surface. Mais pour aller dans ces commerces, nous sortons de chez nous. C’est ça que veut limiter au maximum le gouvernement. C’est ça qui est difficile à admettre…

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En revanche, personne n’ose franchement contester la fermeture des lieux où le port du masque est impossible. En fait, une fois de plus, cette crise du coronavirus ramène tout le monde a ses contradictions. Le gouvernement qui dépense des milliards pour revitaliser les centres-villes et qui ferme les commerces de centre-ville. Les élus locaux et l’État qui, depuis des décennies, autorisent des grandes surfaces en périphérie et qui crient aujourd’hui à la mort de nos petits commerces. Le coronavirus est un puissant révélateur de nos petits renoncements et de nos grandes faillites.

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