1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Revirement de Takieddine : Sarkozy partagé entre "colère et stupéfaction"
2 min de lecture

Revirement de Takieddine : Sarkozy partagé entre "colère et stupéfaction"

L’ancien chef de l’État était interrogé par BFM TV, vendredi 13 novembre, après les révélations de Ziad Takieddine, la veille. Nicolas Sarkozy a fait part de sa colère.

Nicolas Sarkozy, le 29 août 2019
Nicolas Sarkozy, le 29 août 2019
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Maxime Magnier

"Si c’était une série, on dirait que le scénario est invraisemblable". Nicolas Sarkozy a fait part de sa colère, vendredi 13 novembre, au lendemain des propos tenus par Ziad Takieddine, son principal accusateur dans l’affaire dite du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. L’homme d’affaires franco-libanais s’est rétracté, accusant le juge Tournaire dans ce dossier.

"Je demande à chacun de ceux qui nous regardent, qu'ils aient voté pour moi ou pas, qu'ils m'aiment ou pas : est-ce que c'est normal qu’un ancien président de la République soit traîné dans la boue, comme je le suis depuis huit ans, sur les seules déclarations d’un individu qui a menti ?", a questionné rhétoriquement l’ancien président de la République, sur BFM TV. C

elui-ci, mis en examen le 16 octobre dernier pour "association de malfaiteurs", s’est également dit "stupéfait", avant d’interroger : "Est-ce que la France est un État de droit ?"

J’irai au bout pour prouver que j’ai dit la vérité

Nicolas Sarkozy

"Si c’était une série, on dirait que le scénario est invraisemblable. C’est inacceptable pour la France qu’on puisse se dire qu’un ancien chef de l’État est un corrompu", a-t-il ajouté, expliquant que "cela fait huit ans que les déclarations de Ziad Takieddine sont prises au sérieux" et que "c'est sur la base de ces déclarations qu'une instruction judiciaire est ouverte". "Ceux qui ont pris au premier degré les déclarations, c'est le parquet national financier, créé par Monsieur Hollande. Jusqu'à 13 dossiers contre moi qui tombent les uns après les autres", a rappelé l’ancien locataire de l’Élysée.

À lire aussi

Nicolas Sarkozy est également revenu plus en détail sur l’affaire. "Il n'y a eu aucune transaction. Que Brice Hortefeux ait eu des relations avec Ziad Takieddine, ça ne fait pas de lui un corrompu. Pareil pour Claude Guéant. Je n’ai jamais vu seul Ziad Takieddine depuis 2003. Je ne l’ai plus jamais vu après", a-t-il assuré, avant de dire sa détermination, et d’accuser : "Je ne me plains pas, j’irai au bout pour démasquer ceux qui sont derrière ça. Mediapart, qui ont encouragé un faux témoin. Ces criminels libyens et ceux qui sont derrière ces manipulations. J’irai au bout pour prouver que j’ai dit la vérité".

L’ex-chef de l’État a également commenté une autre affaire, celle dite "Paul Bismuth", dans laquelle il explique avoir fait l'objet de "huit mois d'écoute" par les juges. "Je sais maintenant qu’il ne suffit pas d’être innocent pour ne pas avoir d’ennuis. Ces épreuves, elles vous détruisent ou elles vous améliorent. Je suis combatif. Les Français doivent savoir que je ne suis pas un pourri. La vérité finit toujours pas triompher", a-t-il indiqué.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/