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Financement libyen : qui est Ziad Takieddine, qui a accusé Sarkozy ?

ÉCLAIRAGE - Ziad Takieddine a créé la surprise mercredi en infirmant toutes ses accusations contre Nicolas Sarkozy. L'homme d'affaires, habitué des tribunaux, est aujourd'hui réfugié au Liban pour fuir la justice.

L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine à son arrivée au tribunal pour le premier procès Karachi, le 7 octobre 2019.
L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine à son arrivée au tribunal pour le premier procès Karachi, le 7 octobre 2019.
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

"Il n'y a pas eu de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy". Ces propos de Ziad Takieddine ont eu l'effet d'une bombe le mercredi 11 novembre. Près de huit ans après avoir affirmé qu'il possédait des preuves, incriminant l'ancien président français, il est revenu sur ses propos au cours d'un entretien avec Paris Match.

L'homme d'affaires franco-libanais de 70 ans, parfois surnommé "Zig Zag Takieddine", a le chic pour brouiller les pistes. Ses premières déclarations remontent à décembre 2012. Il assure devant un juge détenir des preuves de ce financement libyen. Le 15 novembre 2016, il revient à la charge et affirme avoir personnellement remis 5 millions d'euros en liquide, provenant de Libye, en 2006 et 2007 à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant. Désormais, il infirme tout cela.

Claude Guéant a lancé des poursuites poursuites contre Ziad Takieddine face à ces derniers propos. Le 13 février 2020, le tribunal correctionnel de Paris condamne l'homme d'affaires à 8.000 euros d'amende pour diffamation. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Takieddine fait face à la justice.

Malversations et blanchiments

Le nom de Ziad Takiedinne ressort au sujet des vente de sous-marins français au Pakistan, l'affaire Karachi. Alors qu'il jouait le rôle d'entremetteur entre le vendeur et l'acheteur, il aurait empoché des sommes d'agent importantes. Une partie de cet argent aurait servi à la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995

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Mis en examen en 2012 pour " blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés", le concerné avouera le 20 juin 2013 que cette somme a bel et bien servi au candidat en 1995, via des rétrocommissions issues des contrats avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite. 

Le 15 juin 2020, il est condamné à cinq ans de prison ferme. Absent lors du verdict, il était introuvable, un mandat d'arrêt est alors délivré contre lui. Afin d'éviter de purger, on apprendra plus tard que l'homme d'affaires a fui à Beyrouth, au Liban, afin de se réfugier. 

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