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Jack Lang ancien ministre de la Culture le 5 novembre 2018
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Mis en cause aux côtés de sa fille dans une enquête du Parquet national financier pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée" ce vendredi 6 février, Jack Lang a contesté les soupçons qui pèsent sur lui. "Les accusations portées à mon encontre sont infondées", affirme l’actuel président de l’Institut du monde arabe dans un communiqué transmis à l’AFP, alors que la justice s’intéresse à ses liens supposés avec une société offshore à l'initiative de Jeffrey Epstein.
L’ancien ministre de la Culture a indiqué accueillir "avec sérénité et même soulagement" l’ouverture de l’enquête préliminaire. Selon lui, cette procédure judiciaire doit permettre d’établir les faits et de lever les doutes.
Jack Lang a estimé que cette enquête permettra "de faire toute la lumière sur des accusations portant atteinte à ma probité et à mon honneur". Une prise de parole destinée à défendre son intégrité, alors que l’affaire fragilise sa position à la tête de l’Institut du monde arabe et alimente une vive attention médiatique.
Jack Lang est attendu ce dimanche 8 février au Quai d’Orsay, à la demande du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Cette convocation est intervenue après la publication, fin janvier, des plusieurs millions de documents américains liés au financier et criminel sexuel Jeffrey Epstein, faisant apparaître des liens entre les deux hommes.
Si aucune charge ne pèse à ce stade contre l’ancien ministre dans l’affaire Epstein, la mention de son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein, ainsi que des liens d’intérêt avec le financier américain, ont provoqué une vive polémique. De nombreux responsables politiques ont, par ailleurs, réclamé son départ de la présidence de l’Institut du monde arabe.
"Je me réserve, s’agissant de la poursuite de son mandat, toutes les options", a déclaré ce vendredi 6 février le ministre des Affaires étrangères. Jean-Noël Barrot a estimé que "les premiers éléments qui ressortent de ces dossiers sont inédits et d’une extrême gravité" et qu’ils "exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi".
Dans son communiqué transmis à l’AFP ce samedi 7 février, Jack Lang ne s’est pas exprimé sur une possible démission. D’après l’entourage du ministre, Jean-Noël Barrot lui aurait toutefois demandé, dans ce contexte, "de prendre rapidement la bonne décision".
Mercredi 4 février, Jack Lang avait formellement exclu de quitter son poste. Sans nier ses liens d'amitié avec le millionnaire pédo-criminel décédé en 2019, il avait plaidé la naïveté et se sentir "blanc comme neige" au micro de RTL, affirmant ignorer le passé criminel du financier américain lorsqu’il l’a rencontré, il y a "une quinzaine d’années", par l’intermédiaire du réalisateur Woody Allen.
Parmi les échanges entre les deux hommes, plusieurs messages datant de 2015 ont révélé des discussions autour de la vente d’un riad à Marrakech. Également citée dans les documents publiés par l’administration américaine, la fille de Jack Lang, Caroline Lang, a démissionné le lundi 2 février de la tête d’un syndicat de producteurs indépendants de cinéma, après des révélations concernant une société offshore qu’elle a fondée en 2016 avec Jeffrey Epstein.
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