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Affaire Epstein : Jack Lang "assume" ses liens passés avec le financier américain mais affirme que "rien ne laissait supposer" ses crimes

L'ancien ministre de la Culture est mentionné dans la dernière salve de documents internes issus des archives de Jeffrey Epstein publiés par la justice américaine.

Jack Lang, le 5 octobre 2018

Crédit : LUCAS BARIOULET / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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L'ex-ministre de la Culture et actuel président de l'Institut du Monde arabe, depuis 2013, Jack Lang a déclaré ce lundi 2 février assumer "pleinement les liens" qu'il avait pu créer avec le prédateur sexuel Jeffrey Epstein, "à une époque où rien ne laissait supposer (qu'il) pouvait être au cœur d'un réseau de criminalité". 

Il a ajouté à cela : "J'ai été profondément heurté par (les) révélations" sur les activités criminelles de Jeffrey Epstein, "comme je le suis aujourd'hui d'être associé à un criminel, par sous-entendus souvent, parfois avec une réelle intention de me nuire. Par conséquent, je suis résolu à poursuivre en justice quiconque propagera à mon sujet des propos menaçants, haineux et diffamatoires".

Le nom de M. Lang âgé de 86 ans et de sa fille Caroline sont apparus dans plusieurs échanges avec le criminel sexuel américain, décédé en 2019 retrouvé pendu dans sa cellule avant son jugement, dans la base de documents publiés vendredi 30 janvier dernier par le ministère américain de la Justice. Selon enquête de Mediapart publiée ce lundi 2 février Caroline Lang avait fondé en 2016 avec Jeffrey Epstein une société offshore dans les îles Vierges et apparaît dans le testament financier du criminel sexuel. 

"Si j'en avais été informé, j'aurais stoppé tout net mes relations avec lui"

Dans son communiqué, il a expliqué avoir fait la connaissance de Jeffrey Epstein il y a une "quinzaine d'années" par l'intermédiaire du réalisateur américain Woody Allen. Il en a dressé un portrait flatteur, il l'a décrit comme "volontiers mécène, il fréquentait alors le tout Paris. Il nous avait séduit par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle", saluant également sa "gentillesse" lors du décès de sa fille Valérie Lang. 

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Avant de se justifier, en jouant la carte de la naïveté : "Quand je noue un rapport de sympathie, je n'ai pas l'habitude de demander à mon interlocuteur son casier judiciaire. Je fais confiance. J'aime les rencontres fortuites de la vie quotidienne. Je suis tombé des nues quand j'ai découvert les crimes dont il s'était rendu coupable" a-t-il poursuivi. 

"Les valeurs humaines qui m'habitent, de dignité et de probité notamment, celles qui ont construit ma vie d'homme et de citoyen, sont radicalement étrangères à ces pratiques odieuses. Mes pensées iront toujours aux victimes, nombreuses, de tels agissements. J'assume pleinement les liens que j'ai pu créer, à une époque où rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au cœur d'un réseau de criminalité. Si j'en avais été informé, j'aurais stoppé tout net mes relations avec lui" a-t-il assuré.

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