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Présidentielle américaine : la Maison Blanche, 220 ans d'histoire et de scandales

De John Adams, son premier locataire en 1800, à Donald Trump, la Maison Blanche a vu passer de nombreux présidents américains qui se sont illustrés par certains scandales.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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Présidentielle américaine : la Maison Blanche, 220 ans d'histoire et de scandales Crédit Image : AFP / Archives, Saul Loeb | Crédit Média : RTL | Date :
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Isabelle Choquet édité par Quentin Marchal

C'est une visite guidée grandeur nature du 1600 Pennsylvania Avenue, à Washington. À cette adresse, très connue du grand public, se trouve la Maison Blanche, le cœur politique de l'Amérique. Alors que Donald Trump pourrait bientôt devoir y faire ses valises ou y rester quatre années de plus, le vieux palais néoclassique a vu un grand nombre de présidents traverser ses couloirs.

Comme nous le rappelle Le Figaro, son premier locataire n'est pas le premier président américain, George Washington, mais le deuxième, John Adams qui y est arrivé en calèche le 1er novembre 1800, depuis ses terres du Massachusetts. Dès le premier regard, il est séduit par la Maison Blanche, qui a pour but d'impressionner les dignitaires étrangers, qui sont parfois encore un peu méprisants avec la toute jeune nation américaine.

Cette bâtisse qui était encore en chantier à l'époque, obligeait sa femme, Abigail de faire sécher le linge dans le tout nouveau salon Est, la seule pièce à bien chauffer du palais présidentiel. En 1814, un incendie provoqué par les tuniques rouges britanniques, pendant la Seconde guerre d'indépendance, vient la détruire en partie. La Maison Blanche est alors restaurée et repeinte tout en blanc, avant qu'une série noire ne s'abatte sur elle.

Les eaux usées de Washington à l'origine de plusieurs décès

En 1841, le président William Harrison meurt, un mois seulement après son investiture. Deux de ses successeurs vont subir le même sort, James Polk en 1849 et Zachary Taylor en 1850. Willie, le fils d’Abraham Lincoln, y est également mort une dizaine d'années plus tard, à 11 ans seulement. On sait aujourd'hui qu'ils ont sans doute été victimes des eaux saumâtres qui suintaient dans les canalisations du palais car la ville de Washington a été construite sur un sol humide.

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De ce fait, au XXe siècle, la Maison Blanche aurait pu s'effondrer. En 1948, le piano de Margaret Truman, la fille du président, s'enfonce littéralement dans le parquet de sa chambre au premier étage et Harry Truman découvre que sa salle de bain personnelle donne, elle aussi, de la gîte.

Au début des années 1960 arrive l'ère Kennedy où John vit une vie extraconjugale débridée et sa femme Jackie fait comme si de rien n'était. Elle se lance alors à corps perdu dans une grande opération de restauration. En novembre 1963, on apprend qu'il ne lui reste plus que le Bureau Ovale à redécorer et à la place du tapis bleu élimé de Truman, elle choisit un somptueux tapis écarlate. Pour l'installer, il faut que le président soit absent au moins 36 heures et la première occasion qui se présente est une visite électorale au Texas, à Dallas, où JFK, qui ne verra jamais ce tapis rouge sang, est assassiné.

Les scandales du Watergate et Lewinski

Sous Nixon, ce bureau ovale sera truffé de micros. Le président est psychologiquement instable et veut garder une trace de toutes les conversations importantes. C'est ce qui va causer sa perte lorsqu'éclate le scandale du Watergate.

Il sera suivi quelques années plus tard par le scandale Lewinski, en référence à Monica Lewinsky, une jeune femme avec laquelle Bill Clinton aurait eu des relations sexuelles pendant son mandat. Un matin de janvier 1998, Hillary Clinton aurait jeté "quelque chose de lourd" à la face de son mari volage, une bible ou une lampe de chevet et on aurait entendu un tonitruant "goddamn bastard" (espèce de salaud NDLR), entre les murs de la Maison Blanche.

Ultime scandale, en janvier 2001, au départ de l'équipe Clinton, les collaborateurs de George W. Bush qui s’installent dans l’aile ouest découvrent avec stupéfaction que les lettres W ont été arrachées des claviers de tous les ordinateurs. Ces deux siècles de psychodrames à la Maison-Blanche sont à retrouver sur le site du Figaro.

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