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Présidentielle américaine : Donald Trump peut-il encore gagner ?

Mercredi 4 novembre, les deux candidats ont annoncé leur possible victoire finale, et si Joe Biden en est le plus près, Donald Trump a encore des configurations qui le maintiendraient à la Maison-Blanche.

Donald Trump à la Maison Blanche le 4 novembre 2020
Donald Trump à la Maison Blanche le 4 novembre 2020
Crédit : MANDEL NGAN / AFP
Ryad Ouslimani
Journaliste

Jeudi 5 novembre, presque 48 heures après les élections, le nom du prochain président des États-Unis n'est toujours pas connu. Si selon les projections des médias et des agences de presse, Joe Biden est en avance avec 253 voix de grands électeurs, contre 213 pour Donald Trump, la bataille n'est pas encore complètement terminée. Et le mot "bataille" n'est pas hyperbolique. 

Plus que jamais, les "Swing States" feront encore une fois pivoter le curseur vers un candidat ou un autre. À l'heure d'écrire ces lignes, la Pennsylvanie (20 grands électeurs), le Nevada (6), la Géorgie (16), l'Arizona (11), l'Alaska (3) et la Caroline du Nord (15) restent à attribuer selon les données de CNN. 

Il reste donc 71 sièges à distribuer, selon les projections des différentes sources. Mathématiquement, Donald Trump peut effectivement encore rempiler pour un second mandat. Mais sa marge de manoeuvre est courte. Très courte. 

Trump ne peut pas perdre la Pennsylvanie

Le président sortant doit rafler 57 grands électeurs, Biden "seulement" 17, ce qui met le milliardaire new-yorkais dans une situation où il y a des États qu'il est obligé de gagner, qu'il lui est interdit de perdre. En premier lieu, il ne peut pas se permettre de lâcher la Pennsylvanie. Avec 20 grands électeurs, Biden arriverait aux 270 sièges nécessaires pour être président.

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Dans cet État, Trump a 135.702 voix d'avance, mais Biden, boosté par les scrutins par correspondance remonte à toute vitesse. Le démocrate, lors de son discours de mercredi soir, a ainsi expliqué que les calculs de son camp indiquent que 78% des votes à distance lui sont favorables, et ces projections le propulseraient à la Maison-Blanche. 

Mais, tout se jouera dans un mouchoir de poche, et Trump a déjà annoncé des recours en justice contre le comptage des voix qu'il juge obscur et irrégulier dans cet État crucial. Le républicain a besoin de la Pennsylvanie, mais ce ne serait pas suffisant. En ajoutant les 3 voix de l'Alaska, traditionnellement conservateur, le sortant totaliserait 236 sièges. Plus que 34 sièges. 

Trump a besoin d'une "vague rouge"

Il faudrait alors que Donald Trump rafle la Caroline du Nord (15) et la Géorgie (16) et leurs 31 grands électeurs en jeu. Dans le premier État, Trump a 76.737 voix avec 95% des suffrages dépouillés. Une marge très mince, mais Trump y avait gagné il y a 4 ans et garde espoir. En Géorgie, Donald Trump devance Joe Biden de 18.586 voix, avec 96% des bulletins dépouillés. Une marge infime alors que les votes des villes semblent devoir faire la différence, et pencheraient pour Biden. Mais là encore, l'État était républicain en 2016. 

Si Donald Trump fait un carton plein sur la côte Est, il aurait 267 grands électeurs. Rien d'impossible mathématiquement mais très compliqué dans les faits. Les deux candidats seraient alors départagés par le Nevada (6 sièges) et l'Arizona (11). Il y a 4 ans, le Nevada avait penché pour Hillary Clinton

À cette heure, Fox News et Associated Press donnent l'Arizona à Biden, de quoi plier l'élection s'il conquiert le Nevada, mais il reste trop de bulletins à décompter pour que le New York Times ou CNN se risquent à l'attribuer. Donald Trump peut donc toujours être président, mais il lui faudra une vague rouge, un exploit, pour rafler un second bail de 4 ans pour le 1.600 Pennsylvania avenue. 

Dernière configuration : Biden rafle la Géorgie et ses 16 grands électeurs, et Donald Trump faut carton plein sur le reste des États (plus une voix du Nebraska qui attribue les sièges à la proportionnelle). Les deux candidats seraient alors à 269 grands électeurs chacun. À ce moment-là, la chambre des représentants élirait le président (Biden, car la majorité y est démocrate), et le Sénat désignerait le vice-président (Mike Pence, la majorité étant républicaine). 

À écouter

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