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Présidentielle américaine : ces théories du complot sur le scrutin qui arrivent en France

Des informations inexactes concernant de possibles incohérences dans le décompte des voix aux États-Unis ont été reprises par plusieurs personnalités françaises, majoritairement associées à l'extrême-droite.

Un bureau de vote aux États-Unis (illustration)
Un bureau de vote aux États-Unis (illustration)
Crédit : Joseph Prezioso / AFP
Victor Goury-Laffont

Électeurs imaginaires, bulletins de vote fabriqués après l'élection, suffrages invalidés... Alors que l'arrivée de nouveaux résultats électoraux fragilise considérablement l'avance apparente de Donald Trump, certains de ses supporters et quelques commentateurs évoquent, sur fond de complot, des fraudes. Des théories qui atterrissent aussi en France.

Le président sortant, Donald Trump, a lui-même lancé ses troupes sur la piste de la fraude électorale. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, le 4 novembre, le chef d'État lancé un message cryptique sur son compte Twitter, indiquant "nous sommes largement en train de gagner, mais ils tentent de voler l'élection".

Le soir même, lors d'une déclaration, il estimait "avoir gagné" le scrutin et lançait de nouvelles accusations de fraude.

Des accusations relayées en France

Rapidement, une faute de frappe offrait du grain à moudre aux partisans de ces théories. Une erreur commise par un assesseur dans un comté du Michigan donnait l'impression que Joe Biden s'était, subitement, vu accorder plus de 138.000 voix supplémentaires dans cet État clé. En réalité, un zéro en trop avait été rajouté par inadvertance.

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Si l'erreur a rapidement été corrigée, plusieurs s'en sont saisis comme preuve d'une fraude électorale. "Les Démocrates, soyez discrets quand vous fraudez", s'aventurait Damien Rieu, le fondateur de Génération Identitaire très actif sur Twitter. Sa publication a été partagée par plus de 1.200 comptes.

L'infox a également été reprise par Gilbert Collard, député européen du Rassemblement National, qui a par la suite partiellement reconnu une "erreur", sans supprimer son message original.

S'agissant des comptes américains, Twitter s'emploie à un important effort de modération, et empêche le partage d'affirmations non-vérifiées. Même lorsqu'elles proviennent du compte de Donald Trump.

Plusieurs observateurs craignent que l'incertitude autour des résultats provoque des troubles publics aux États-Unis, où des électeurs du président demandent à ce que les bulletins de vote arrêtent d'être comptés. De premiers incidents légers ont été signalés aux alentours de centre de dépouillement.

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