2 min de lecture Intervention française au Mali

Mali : plus de 30 jihadistes "mis hors de combat" par l’état-major français

La force française Barkhane, engagée au Sahel contre les djihadistes, a "mis hors de combat" plus de 30 combattants. Elle devrait recevoir des renforts humains et techniques, d'ici fin février.

Des soldats français de l'opération Barkhane au Mali, le 2 janvier 2015.
Des soldats français de l'opération Barkhane au Mali, le 2 janvier 2015. Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Plus de 30 djihadistes au Mali ont été "mis hors de combat" par la force française Barkhane au cours d'opérations avec les forces maliennes dans la zone dite "des trois frontières", a indiqué, vendredi 7 février, l'état-major de l'armée française.


Entre le 6 et le 7 février, la force Barkhane a conduit une opération dans la zone du Liptako-Gourma, entre Mali, Burkina Faso et Niger, qui a "abouti à la neutralisation d'une vingtaine de terroristes ainsi qu'à la destruction de plusieurs véhicules", d'après le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major. "Un drone Reaper, une patrouille de Mirage 2000 ainsi qu'un hélicoptère Tigre et un Cougar ont participé à deux frappes ciblées sur une zone où des combattants terroristes avaient été repérés", a-t-il ajouté.

Cette semaine, par ailleurs, des opérations des commandos de Barkhane ont permis "la mise hors de combat d'une dizaine de terroristes" lors de deux actions distinctes dans une région où est actif l'État islamique au Grand Sahara (EIGS), récemment désigné par Paris comme l'ennemi numéro un au Sahel.

La force Barkhane attend des renforts

La force Barkhane est engagée au Sahel contre les actions de plus en plus meurtrières des groupes jihadistes. Elle vient d'annoncer son passage de 4.500 à 5.100 hommes d'ici fin février, une stratégie de la France pour inverser le rapport de force sur le terrain. L'essentiel des forces sera concentré sur cette zone des trois frontières. Il s'agit notamment de troupes aguerries au combat, dont des commandos, accompagnées d'une centaine de véhicules (blindés lourds, blindés légers et logistiques).

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Les renforts comprendront également des moyens de renseignement conséquents, à la fois humains et techniques, selon des sources militaires et des équipes insérées auprès des forces locales. Ils préfigurent l'activité de la future force Takuba, qui rassemblera à l'été des forces spéciales européennes sous commandement de Barkhane.

Les groupes djihadistes multiplient depuis quelques mois les attaques, entretenant une insécurité chronique pour les civils et infligeant des pertes régulières aux armées locales. De nombreux experts et analystes estiment que l'opération s'enlise, tout en suscitant de plus en plus de critiques au sein des opinions africaines. 

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