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Israël : comment fonctionne le "dôme de fer", qui protège le pays des roquettes ?

ÉCLAIRAGE - Près de 1.500 roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël d'après l'armée israélienne. Parmi elles, des "centaines" auraient été contrées par le "dôme de fer".

Le système de défense aérienne israélien Iron Dome intercepte une roquette lancée depuis la bande de Gaza, au-dessus de la ville d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, le 11 mai 2021
Le système de défense aérienne israélien Iron Dome intercepte une roquette lancée depuis la bande de Gaza, au-dessus de la ville d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, le 11 mai 2021
Crédit : JACK GUEZ / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
Journaliste

L'armée israélienne poursuivait tôt ses frappes vers la bande de Gaza ce jeudi 13 mai. Depuis lundi, environ 1.500 roquettes palestiniennes auraient été tirées vers le territoire israélien, selon les derniers chiffres communiqués par l'armée israélienne. Toujours d'après les autorités militaires israéliennes, le lancement de 350 roquettes a "échoué" et des "centaines" d'autres ont été interceptées par le "dôme de fer". 

Ce bouclier antimissile a été mis en place en 2011 dans le pays avec l'aide des États-Unis. L'Iron Dome ou "dôme de fer", développé par l'équipementier israélien Rafael, est un système mobile permettant d'abattre en vol des missiles, roquettes ou obus, d'une portée allant jusqu'à 70km et ainsi protéger les populations des bombardements. Une nouvelle version, dévoilée en mars dernier, permet désormais de contrer d'éventuels drones ou missiles de croisière.

Une douzaine de batteries équipent l'armée israélienne et sont installées proches de la bande de Gaza, notamment près des villes d'Ashkelon, d'Ashdod ou encore au sud de Tel-Aviv. D'autres sont également placées au nord du pays près des frontières libanaise et syrienne. Chaque batterie possède un radar de détection et de pistage, permettant de repérer et suivre le projectile, un logiciel de contrôle de tir, ainsi que trois lanceurs. Dans chacun d'eux, se trouvent 20 missiles d'interception d'après Le Figaro, basé sur Reuters et le New York Times.

Un tir coûterait environ 40.000 euros

Grâce à cette technologie, le logiciel est capable d'étudier la trajectoire de chaque roquette afin de déterminer si elle présente ou non un danger pour les zones habitées israéliennes. Un point négatif cependant : son coût. Un tir de batterie coûte entre 40.000 et 60.000 euros, a même rapporté un de nos confrères de Ouest France, en partie financé par les États-Unis. Son utilisation n'est donc pas systématique. Une faiblesse que le Hamas semble avoir comprise en bombardant le pays de centaines de roquettes en quelques minutes seulement. Le mouvement islamiste semble donc avoir opté pour une stratégie d'usure pour contrer ce "dôme de fer", analyse un journaliste du Point.

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