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Incendie à Crans-Montana : ce qui est reproché aux deux nouveaux mis en cause dans l'enquête

Après les propriétaires du bar Le Constellation dans lequel a eu lieu l'incendie meurtrier le soir du Nouvel An, deux responsables de la sécurité de la commune de Crans-Montana sont désormais mis en cause par la justice. En parallèle, la disparition des images de vidéosurveillance du soir du drame soulève de lourdes interrogations.

La police contrôle l'accès à la rue où un incendie a ravagé un bar bondé pendant les célébrations du Nouvel An dans la station de ski alpine de Crans-Montana, le 1er janvier 2026.

Crédit : MAXIME SCHMID / AFP

Incendie à Crans-Montana : ce qui est reproché aux deux nouveaux mis en cause dans l'enquête

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Maxime Levy - édité par Yasmine Boutaba

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L’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation, qui a fait 40 morts et une centaine de blessés à Crans-Montana dans la Nuit du Nouvel An, continue de s’élargir. Jusqu’ici, l’enquête ciblait principalement le couple Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du bar situé dans la station huppée suisse. Désormais, le ministère public du canton du Valais a également mis en cause l’inspecteur chargé des rapports de sécurité incendie ainsi que l’actuel responsable de la sécurité de la commune de Crans-Montana.

Le premier homme mis en cause est un fonctionnaire communal qui avait réalisé les rapports de sécurité incendie du Constellation en 2018 et 2019. S’il avait relevé plusieurs manquements, il avait malgré tout accordé l’autorisation d’ouverture de l’établissement. Il lui a notamment été reproché de ne pas avoir expertisé la mousse acoustique présente dans le bar. Il sera entendu par la justice le 9 février.

Le second prévenu est l’actuel responsable de la sécurité de la commune de Crans-Montana. Une question centrale s'est posée dans l’enquête : pourquoi l’établissement n’a-t-il plus jamais été contrôlé entre 2019 et 2025, malgré son activité et les précédents manquements constatés ? Lui, sera entendu le 6 février par le ministère public.

Les images de vidéosurveillance définitivement perdues

Autre élément jugé accablant par les enquêteurs : la disparition des images de vidéosurveillance du soir du drame. Le ministère public avait demandé dès le 1er janvier la transmission des images enregistrées entre 00h30 et 2h du matin. Une demande renouvelée le 15 janvier, après celle d’un avocat le 7 janvier. 

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Pourtant, ce n’est que le 19 janvier que la police municipale de Crans-Montana a répondu, expliquant que le système de vidéosurveillance ne conservait les images que pendant sept jours. Les images du 31 décembre et du 1er janvier ont donc été définitivement effacées, même si la police cantonale pourrait disposer d’une sauvegarde partielle du 1er janvier.

"Les communes du Haut-Plateau dispose d'environ 250 caméras sur l'ensemble du secteur", mais la question de la sauvegarde des images est du ressort du parquet, a indiqué à l'AFP la police intercommunale de Crans-Montana.

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