2 min de lecture

"Votre silence m'a peinée" : la députée Sandrine Josso interpelle le président du Sénat Gérard Larcher sur l'affaire Guerriau

Dans une lettre dévoilée par BFMTV ce jeudi 29 janvier, la députée demande au président du Sénat de "mettre en oeuvre dès maintenant des actions" pour "mettre fin définitivement à ces graves dérives".

La députée Modem de Loire-Atlantique Sandrine Josso le 26 janvier 2026

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Marie-Pierre Haddad

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Deux jours après la condamnation de l'ex-sénateur Joël Gerriau à 4 ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme pour avoir drogué la députée Sandrine Josso, cette dernière a adressé une lettre au président LR de la chambre haute, Gérard Larcher. Comme le dévoile BFMTV ce jeudi 29 janvier, l'élue Modem de Loire-Atlantique se dit "peinée" et "surprise" par le silence du troisième homme de l'État. "Votre silence m'a peinée", écrit-elle.

"Au nom de la transparence élémentaire que nous tous élus devons aux membres de la société civile, je vous prie de mettre en œuvre dès maintenant des actions pour expliquer et mettre fin définitivement à ces graves dérives, qui se sont répétées pendant de nombreuses années, et toutes les autres actions qui vous sembleront utiles dans ce contexte", ajoute-t-elle.


Sandrine Josso interroge aussi Gérard Larcher sur une information révélée par Mediapart : "Une autre victime de Monsieur Joël Guerriau a même contribué à un reportage, Complément d’enquête, où j’ai également été interviewée. Pourquoi, comme l’a révélé Mediapart, le Sénat a-t-il fait pression sur l’Arcom pour mettre en garde Complément d’enquête, alors que l’Arcom avait décidé initialement que le reportage était conforme ?".

"Je ne pouvais pas démissionner de moi-même ce sénateur"

Invité de RTL le mercredi 28 janvier, Gérard Larcher déclarait que "les faits sont d'une extrême gravité". "Nous avons facilité tous les éléments de l'enquête, la perquisition. Mais je ne pouvais pas démissionner de moi-même ce sénateur. Seul le Conseil constitutionnel peut démissionner un parlementaire", expliquait-il. 

Interrogé sur la nécessité de changer la loi, le président Les Républicains du Sénat expliquait que "le principe, c'est que jusqu'au jugement, la présomption d'innocence existe". "Je pense qu'il est important qu'entre une assemblée, le président d'une assemblée et les procureurs qui instruisent, dans le respect de la présomption d'innocence, il y ait plus d'échanges d'informations", a-t-il indiqué. Gérard Larcher a aussi rappelé avoir saisi la commission de déontologie du Sénat, en juillet dernier. 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info