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Guerre en Ukraine : les civils pris au piège à Marioupol, la crainte d'un nouvel Alep

Les ONG alertent. À Marioupol, les habitants, pris au piège des bombardements, souffriront très vite du manque de nourriture et de médicaments.

Un adolescent ukrainien à Chervone, dans l'est de l'Ukraine, dans la région de Marioupol
Un adolescent ukrainien à Chervone, dans l'est de l'Ukraine, dans la région de Marioupol
Crédit : AFP
Guerre en Ukraine : les civils pris au piège à Marioupol, la crainte d'un nouvel Alep
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Nicolas Burnens & Julien Sellier - édité par Benjamin Hue

Dans les dessous de l’actu ce mercredi 9 mars, les dessous du siège de Marioupol, ville martyre en Ukraine, 400.000 habitants, assiégés sur les bords de la Mer d’Azov. Les Russes encerclent l’agglomération, la bombardent. Impossible désormais d’en sortir. Les ONG alertent : Marioupol, c’est un nouveau Alep.

RTL a réussi à joindre une habitante qui s’est enfuie juste avant le siège. Elle est aujourd’hui, en sécurité, sur la route de l’exil, loin de Marioupol. 

Il y a deux jours, Diana a quitté son appartement avec son mari. Ils ont fui en voiture, d’abord 3 kilomètres à parcourir, sous les tirs de l’armée russe. "C’était une mission suicide. Cela bombardait très fort en-dessus de nous. Nous sommes passés à travers deux positions de l’armée russe. Pour moi, c’était comme être en enfer. Notre choix était simple : mourir maintenant ou plus tard", confie-t-elle.

"C’est terrifiant de ne pas savoir si nos proches sont encore en vie"

Les places et les immeubles sont rasés, le téléphone, Internet, le gaz, coupés, les supermarchés bombardés. Des habitants, terrés dans les caves, survivent en récupérant de la neige pour avoir un peu d’eau, selon les témoignages recueillis par RTL. Diana a laissé ses parents derrière elle.

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"Je pense que les derniers mots que nous nous sommes dit, c’est : 'Je t’aime', parce que ce ne sont pas des combats militaires, mais l’extermination de la population. Des gens m’écrivent pour me dire : vous ne connaissez-pas cette adresse ? Il y a ma grand-mère qui est malade. C’est terrifiant de ne pas savoir si nos proches sont encore en vie", explique Diana.

Dans les rues, les secours ne peuvent plus ramasser les cadavres, il n’y a quasiment plus d’ambulance pour les évacuer. Et aujourd’hui, 17 personnes du personnel médical ont été blessés dans le bombardement de l’hôpital pédiatrique de la ville, selon un responsable régional. 

Les tirs d'obus empêchent la mise en place d'un corridor humanitaire

Sans corridor humanitaire, il n’y a pas d’évacuation possible. Les Russes et les Ukrainiens se sont mis d’accord sur un couloir, un itinéraire, mais pour l’instant, les tirs d’obus ne se sont pas arrêtés

"Les autorités locales ont organisé un système de bus qui tous les jours sont prêts à franchir la ligne de front. Mais le non respect du cessez-le-feu ne permet pas à ces bus de sortir de cet enfer. Il faudrait que ces corridors humanitaires puissent s'installer dans la durée afin que l'on puisse amener de l'aide à l'intérieur", explique à RTL Laurent Ligozat, responsable des missions de Médecins Sans Frontières en Ukraine. 

Ce soir, les ONG alertent. À Marioupol, les habitants, pris au piège des bombardements, souffriront très vite du manque de nourriture et de médicaments. 

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