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États-Unis : Greg Abbott dans les pas de Donald Trump ?

Le gouverneur du Texas se verrait bien à la Maison Blanche, sur les traces de Donald Trump. Sa stratégie consiste à flatter l'ex-président républicain.

Le gouverneur du Texas Greg Abbott le 8 juin 2021.
Le gouverneur du Texas Greg Abbott le 8 juin 2021.
Crédit : Montinique Monroe / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
États-Unis : Greg Abbott dans la course à la Maison Blanche ?
04:06
Lionel Gendron - édité par Marie Gingault

Donald Trump fera demain son premier déplacement officiel en tant qu’ancien président. Il sera la frontière mexicaine, mais ce matin intéressons à son hôte, le gouverneur du Texas Greg Abbott. Homme politique de premier plan, handicapé depuis l’âge de 26 ans, il se verrait bien à la Maison Blanche.

Mais pour ça il faut que Donald Trump laisse la place, car a priori il a bien intention de tenter un retour en 2024. Mais s’il ne pouvait pas, pour les problèmes avec la justice par exemple, Greg Abbott est sur la liste. Il a 64 ans, il est gouverneur du Texas depuis 2015 et il a une histoire difficile.

Le 14 juillet 1984, tout juste diplômé de ses études de droit, Greg Abbott sort faire un footing dans la rue. Incroyable malchance : un arbre lui tombe dessus. De multiples opérations, de grande souffrance, il perd l’usage de ses jambes. Mais, dit-il, il retira une volonté à toute épreuve.

La course aux faveurs de Trump est lancée

Procureur général du Texas puis gouverneur, il est l’un des hommes forts du camp conservateur et fait tout pour être l’un des favoris de l’ancien président, un titre qu’il dispute avec deux autres gouverneurs, celui de Floride, Ron Desantis et la gouverneure du Dakota du Sud Kristi Noem.

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Cette visite de Donald Trump a donc pour intérêt pour Greg Abbott de s’attirer les faveurs de l’ancien président, parce que si pour une raison ou une autre Donald Trump ne se représente pas à l’élection présidentielle, il intronisera sans doute un remplaçant. Ça changera peut-être d’ici là, mais actuellement personne ne peut avoir de destin national, sans son soutien.

Par conséquent, c’est un peu la course à celui qui le flattera le plus. Par exemple Ron Desantis en Floride a fait passer une loi jugée restrictive sur le vote. Greg Abbott pour l’instant n’y est pas parvenu : c’est un mauvais point aux yeux de Donald Trump. Déjà, Greg Abbott avait été critiqué par les militants conservateurs pour avoir fermé des entreprises pendant la pandémie et pour avoir rendu obligatoire le port de masques. 

Reprise du mur avec le Mexique

S’il veut conserver son poste, il a besoin de la frange la plus conservatrice, et de redresser régulièrement la barre droite. Du coup, pour se rattraper et ne pas paraître faible en quelque sorte, Greg Abbott a levé les interdictions au mois de mars avant tout le monde. Joe Biden avait même dit à l’époque que c’était un comportement digne de Neandertal.

Et donc, toujours sur cette ligne qui consiste à faire plaisir aux électeurs les plus conservateurs fidèles à Donald Trump, Greg Abbott promet de prendre à sa charge la construction d’un mur entre le Texas et le Mexique. En effet, le fameux grand et beau mur promis par Donald Trump en 2016, n'a en réalité pas beaucoup avancé. L’administration de Trump avait communiqué sur 724 km, mais c’est en fait 128 km de nouvelles portions, le reste étant la consolidation de murs ou de barrières déjà existantes.

Et comme Joe Biden a stoppé la construction de ce mur, le gouverneur du Texas reprend à son compte ce dossier cher à Donald Trump. Il dit même qu’il va se passer de l’accord de Washington et continuer son édification sur le budget du Texas. Quitte a utiliser les fonds fédéraux distribués pour lutter contre le Covid. Constitutionnellement, pas sûr qu’il ait le droit Mais aujourd’hui, sa priorité c’est de faire plaisir au patron, de faire plaisir à Donald Trump.

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