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Poupées pédopornographiques : l'un des premiers procès en France s'ouvre ce vendredi à Aix-en-Provence

Un homme âgé de 56 ans a reconnu avoir commandé une poupée sexuelle à l'apparence enfantine à des fins sexuelles. Son procès débute vendredi 2 janvier, l'un des premiers en France depuis la polémique déclenché par Shein il y a quelques mois.

Plus de 20 personnes en France ont fait l'objet d'une interpellation depuis décembre dernier

Crédit : Creative Commons

AFP - édité par Guillaume Cros

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Un individu comparaît, ce vendredi 2 décembre, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) pour avoir commandé une poupée sexuelle à l'apparence enfantine. Il s'agit d'un des premiers procès visant un acheteur depuis le début de la polémique déclenchée par la découverte de poupées pédopornographiques sur des plateformes chinoises, notamment Shein. 

Il y a près de deux mois, des employés d'une société de livraison alertent la gendarmerie de Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône) "après la découverte, dans un colis en provenance de Chine, d'une poupée à caractère pédopornographique". 

Le destinataire du colis est interpellé et placé en garde à vue. Il s'agit d'un homme déjà condamné pour agression sexuelle. Il reconnaît avoir passé commande de cette poupée à des fins sexuelles. 

"Une poupée sexuelle représentant une enfant, commandée par un homme de 56 ans déjà condamné pour des faits de mœurs, c'est la démonstration que ces objets nourrissent les pulsions pédocriminelles", a dénoncé la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El-Haïry à l'AFP. 

Le parquet indique que le prévenu a passé commande sur le site Hydoll.fr, spécialisé dans la vente de poupées sexuelles appartenant à une compagnie hongkongaise. Librement accessible en France, il propose toujours à la vente de nombreuses références à l'effigie d'enfants. 

Cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende

Cette première interpellation dans les Bouches-du-Rhône est survenue en pleine polémique autour de la commercialisation de poupées sexuelles à l'apparence enfantine par des plateformes chinoises. 

En France, une vingtaine de personnes soupçonnées d'avoir acheté en ligne ces poupées sexuelles ont été interpellées depuis mi-décembre. 

Aux yeux de la loi, la possession de poupées sexuelles pédopornographiques est reconnue comme un délit de "diffusion de l'image ou la représentation d'un mineur présentant un caractère pornographique". Passible de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. 

Parmi eux, un homme de 41 ans a été condamné à Tarbes, le 15 décembre dernier, à deux ans de prison ferme et une obligation de soins. Les chefs d'accusation comprenaient l'acquisition et la détention d'objets pédopornographiques, mais il a aussi été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une mineure de 8 ans, des faits reconnus en garde à vue après avoir d'abord nié en 2022 dans une affaire classée sans suite à l'époque. 

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