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Coronavirus aux États-Unis : les autorités insistent sur l'importance de la deuxième dose

8% des Américains ont dépassé le délai de 3 semaines pour leur deuxième injection. Les autorités sanitaires américaines craignent que cela n'affecte les efforts nationaux.

Joe Biden se faisant vacciner contre la Covid-19
Joe Biden se faisant vacciner contre la Covid-19
Crédit : ALEX EDELMAN / AFP
Coronavirus aux États-Unis : les autorités insistent sur l'importance de la deuxième dose
03:58
Carrie Nooten - édité par Marie Gingault

Encore un petit signe du monde d’après, venu des États-Unis : les autorités sanitaires américaines ont annoncé aujourd’hui que les personnes complètement vaccinées pouvaient ne plus porter leur masque en extérieur

C’est une annonce qui a fait toutes les Unes des bulletins d’informations dans le pays : les épidémiologistes du Centre de contrôle et de prévention des maladies, le CDC, ont examiné les données rassemblées ces dernières semaines. C’est ce qui leur permet de dire que des personnes vaccinées qui se rencontrent à l’extérieur ont une chance infinitésimale de contracter le coronavirus. Donc dès ce mercredi 28 avril, les Américains peuvent laisser tomber le masque dehors en petit comité, dans des endroits non bondés, sur une terrasse de restaurant, et même entre personnes de foyers différents, si tout le monde est vacciné.

La ventilation est suffisante pour éliminer tout petit risque. Les autorités sanitaires recommandent en revanche de conserver le masque si un groupe de vaccinés et non vaccinés se mélangent, même dehors. Et surtout, le masque est toujours de mise, même pour ceux qui sont vaccinés, lors de grands événements en extérieur, comme lors d’un concert. Enfin, il reste bien entendu obligatoire à l’intérieur des endroits publics, comme chez le coiffeur, dans les édifices religieux ou les cinémas. 

8% des Américains ont dépassé le délai de 3 semaines pour la deuxième dose

Joe Biden a même fait une intervention en personne pour reprendre l’annonce du CDC, en suppliant les Américains d’aller se faire vacciner : "C’est une autre bonne raison de se faire vacciner ! Allez-y, maintenant ! Maintenant !", a-t-il essayé de les convaincre. Ce qui est intéressant, c’est que justement, les autorités américaines sont inquiètes depuis quelques jours, car de plus en plus d’Américains sont en retard pour la prise de leur deuxième dose de vaccin.

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On peut presque se demander si cette annonce ce lundi tombe par hasard, ou si c’est une récompense pour pousser plus d’Américains à aller jusqu’au bout de leur processus de vaccination, une sorte de carotte. Car en effet, depuis deux jours les autorités font tout pour rappeler à ceux qui traînent d’aller se faire inoculer la deuxième dose. Ils seraient 8% à avoir dépassé le délai de 3 semaines pour la deuxième injection. Certains estiment qu’une seule dose leur suffit, d’autres craignent les effets secondaires qu’on prédit : une sorte de grippe-éclair les 2-3 jours suivant l’injection. 

Néanmoins, les autorités sanitaires ont peur que cela ne sape les efforts nationaux, et ralentisse la marche vers l’immunité de masse. Les médecins se relaient à l’antenne pour expliquer l’importance de cette deuxième dose : celle qui décuple la réponse immunitaire du vaccin et augmente la combativité des cellules T également. 

Joe Biden célèbre ses 100 jours de présidence

Reste qu’annoncer une sorte de faveur réservée aux vaccinés, pouvoir retirer son masque en extérieur, retrouver la "liberté" comme le pensent certains, c’est un argument qui peut faire mouche. Joe Biden a également noté que cette annonce était une étape majeure dans la lutte contre le coronavirus. Le président américain célèbre ses 100 premiers jours au pouvoir cette semaine, et il ne va pas manquer de comptabiliser toutes les victoires à son actif, ou toutes celles qui peuvent y ressembler. 

Il avait dit aux Américains qu’il allait leur demander de mettre ce masque pendant trois mois par contraste aux mois précédents de la pandémie où Donald Trump était président, et que le masque n’était pas obligatoire dans tout le pays, seulement dans les états qui l’exigeaient. Ainsi, annoncer aux Américains que leurs efforts, et ses instructions, n’ont pas été vains, c’est forcément un bon point pour son administration.

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