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Brexit : Boris Johnson met la pression pour trouver un accord avant le 15 octobre

L'un des points de blocage de l'accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Union européenne est la pêche. Certains conservateurs britanniques agitent la menace d'une pénurie de fish and chips.

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Brexit : Boris Johnson met la pression pour trouver un accord avant le 15 octobre Crédit Image : SCOTT HEPPELL / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Marie Billon édité par Coline Daclin

Boris Johnson fait monter la pression, alors que les négociations sur le Brexit reprennent cette semaine à Londres. Il va falloir aller vite : un accord commercial doit être trouvé avant le 15 octobre, prévient le Premier ministre britannique.

Sinon Boris Johnson menace de passer autre chose. Il affirme que le Royaume-Uni ne compte pas transiger sur son indépendance. L'un des points de blocage, c'est la pêche. Londres voudrait doubler ses quotas, ce que refuse l'Union européenne. Les Britanniques les plus conservateurs agitent donc la menace d'une pénurie de poisson, et donc de fish and chips, la recette typique de poisson pané du pays.

"Pas de deal, pas de fish and chips", peut on lire régulièrement dans la presse britannique. Le Royaume-Uni importe en effet 95% de son cabillaud à paner, mais pas forcément d'Europe. 

D'autres poissons à importer également

Ahmed, qui tient son "chippy" dans le centre de Londres depuis près de 40 ans,
utilise par exemple du poisson essentiellement pêché en Norvège. "Le fish and chips est à l'épreuve du Brexit parce qu'il y a une énorme réserve de cabillaud dans les eaux britanniques. Tout dépend des quotas qu'on est autorisés à pêcher", déclare-t-il au micro de RTL. 

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C'est aussi ce que pensent de nombreux Britanniques. Mais pour Bryce Stewart, expert de la pêche, il ne faut pas croire tout ce que disent les tabloïds, dans lesquels sont encore enveloppés symboliquement certains fish and chips

"Les pêcheurs britanniques n'ont pas la capacité matérielle de pêcher plus de poissons. Donc pour répondre à la demande, il faudrait toujours en importer. Tout comme nos autres variétés préférés : l'églefin, le saumon, le thon et les crevettes. C'est 80% des poissons qu'on mange", assure-t-il. 

À moins que les Britanniques ne se mettent à aimer les fruits de mer ou se décident à manger ce que leurs pêcheurs pêchent, c'est donc leur palais qui risque de se plaindre.

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