1 min de lecture Brexit

Royaume-Uni : les départs du pays ont augmenté de 30% depuis le Brexit

Une étude de l'université d'Oxford craint une potentielle "fuite des cerveaux" dans le pays. De décembre 2015 à octobre 2019, le nombre de départs de citoyens britanniques vers des pays membres de l'UE est passé de 58.000 à 84.000 par an.

31 janvier 2020: le Brexit entre en vigueur à minuit. Une période de transition est prévue jusqu'au 31 décembre 2020.
31 janvier 2020: le Brexit entre en vigueur à minuit. Une période de transition est prévue jusqu'au 31 décembre 2020. Crédit : AFP
Victor
Victor Goury-Laffont Journaliste

Le Brexit entraîne d'autres départs. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, l'émigration a augmenté de 30%, et les demandes de nationalités européennes par des ressortissants britanniques de 500%. 

C'est ce que révèle une étude réalisée par l'université d'Oxford et plusieurs institutions basées à Berlin. De décembre 2015, quelques mois avant le Brexit, à octobre 2019, le nombre de départs de citoyens britanniques vers des pays membres de l'UE est passé de 58.000 à 84.000 par an. 

Autre constat : les Britanniques sont de plus en plus nombreux à vouloir obtenir une nationalité européenne. La demande pour un passeport allemand est particulièrement élevée. En 2016, 622 personnes ont obtenu une bi-nationalité germano-britannique. En 2019, ils étaient 14.600. Le Royaume-Uni est le deuxième pays d'origine le plus représenté parmi les naturalisations en Allemagne, derrière seulement les Turcs et bien devant les Polonais, Roumains ou Syriens.

Les émigrants britanniques parmi les plus diplômés au monde

L'étude note aussi une particularité chez les partants britanniques : ils sont parmi les immigrants les plus diplômés au monde, et les mieux payés. Toujours en Allemagne, les citoyens du Royaume-Uni gagnent en moyenne 2.812 euros par mois. La troisième nationalité la mieux rémunérée du pays, à l'exclusion des Allemands, juste derrière les Autrichiens et les Américains. Une donnée qui suggère que le pays perd des éléments qualifiés de sa population. 

À lire aussi
Un policier à Londonderry, en Irlande du Nord le 19 avril 2019 Brexit
Brexit : les Américains ne veulent pas d'une frontière en Irlande

Daniel Auer, expert sur les sujets de migration et co-auteur de l'étude, note dans le Guardian que ce genre de chiffres n'apparaissent normalement que "lorsqu'un pays est frappé par une crise politique ou économique majeure". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Brexit Royaume-Uni Immigration
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants