3 min de lecture Incendie

Australie : depuis la France, sauvez les bébés kangourous des incendies

Le Parc Australien de Carcassonne, dans l'Aude, propose aux Français de mettre la main à la pâte pour venir en aide aux petits marsupiaux orphelins.

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Australie : face aux incendies, sauvez les bébés kangourous depuis la France Crédit Image : SAEED KHAN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Bégot édité par Maxime Magnier

Nous pouvons tous sauver des bébés kangourous. C'est ce qu'on découvre à la Une de La Dépêche du Midi. Les kangourous sont les premières victimes des incendies qui ravagent l'Australie depuis maintenant plus de quatre mois, avec déjà plus de 8 millions d'hectares en feu. C'est, selon le journal, près de dix fois la taille de la Corse. Au moins 500 millions d'animaux ont été tués, certains évoquent même le chiffre d'un milliard

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a urgence : on a tous été émus, ces derniers jours, par ces images qui circulent, notamment, sur les réseaux sociaux. Mais depuis la France, on se sent un peu impuissant. Pourtant, vous pouvez, nous pouvons tous faire quelque chose. Le Parc Australien de Carcassonne (Aude) a décidé de relayer l'appel au secours lancé par l'ARCCG, une association qui tente, en Australie, de sauver les animaux en proie aux flammes. Elle récupère notamment ceux qui ont réussi à échapper à la mort. L'association a besoin de poches en tissu pour les bébés kangourous orphelins

Il s'agit de reconstituer un environnement similaire au ventre de leur mère. Vous trouverez le mode d'emploi sur le site du Parc Australien de Carcassonne : toutes les instructions de couture, les dimensions des poches à réaliser, et même le type de tissu à réaliser. Il vaut mieux des tissus chauds, comme de la laine d'agneau, de vieux protège-matelas, couvertures pour bébés ou sacs de couchage en coton

Le témoignage de Français en Australie

Quand ils sont petits, les kangourous ont peu de fourrure, ils ne peuvent pas réguler leur propre température corporelle et c'est pour ça qu'après leur naissance, ils restent jusqu'à 254 jours dans la poche ventrale de leur maman. Le Parc Australien de Carcassonne envisage de louer un local, des machines à coudre, mais il propose aussi à chacun, couturier ou pas, de s'y mettre. Vous envoyez ensuite vos poches au parc de Carcassonne qui enverra le tout par avion vers l'Australie. 

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L'Australie et ses incendies font par ailleurs encore la Une de bon nombre des journaux, en région, notamment. De L'Alsace, par exemple, avec cette photo, impressionnante, de milliers de personnes qui trouvent refuge sur les plages et regardent avec effroi les flammes se rapprocher à l'intérieur. On trouve aussi des témoignages de Français qui vivent sur place, ils seraient des centaines d'Alsaciens. Parmi eux, Manon, une Mulhousienne de 22 ans arrivée à Sydney en juillet dernier pour poursuivre des études de commerce. Elle a demandé à ses parents, qui venaient la voir pour Noël, de lui amener des masques. Eh oui, on n'en trouve plus en Australie, où c'est la rupture de stock. La jeune fille est loin des feux, mais, régulièrement, depuis quatre mois, l'air est irrespirable. Parfois, dit-elle, l'université envoie des mails aux étudiants, pour leur dire : "Ne sortez pas, c'est trop dangereux".

La fumée des feux équivaut à 30 cigarettes par jours

Résultat : quand le ciel est orange, tout le monde reste chez soi. L'Alsacienne et ses camarades sont très inquiets face à cette catastrophe écologique. Ils sont inquiets, aussi, pour leur santé. Selon ce que l'étudiante a entendu dire, cette fumée, c'est l'équivalent de trente cigarettes par jour. À son retour en France, assure Manon, elle fera un check-up de ses poumons. 

Serge, lui, a quitté l'Alsace il y a 37 ans, il vit à Saint Kilda, située à 300 kilomètres des feux. Il n'est donc pas affecté au quotidien, mais, la semaine dernière, lui aussi a vu arriver des fumées intenses. Jamais il n'avait vu ça. L'année où il est arrivé en Australie, 170 personnes étaient mortes des incendies. Aujourd'hui, explique le Français, il y a heureusement moins de victimes parce que les Australiens ne prennent plus de risques : ils partent carrément de chez eux. Serge confie également avoir été très frappé par la solidarité qui s'organise. Beaucoup de gens mettent en place des opérations, comme des cagnottes. Le soir du réveillon, par exemple, il était invité chez un ami qui fêtait son anniversaire. Il a dit à ses convives : "Surtout, je ne veux pas de cadeaux, mais de l'argent pour les feux". Serge explique qu'il y avait 100 invités et qu'en deux jours, ils ont récolté 15 000 dollars

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