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Quel statut juridique pour les livreurs à vélo ?

La majorité des livreurs travaillent en tant qu'auto-entrepreneur. L'entreprise Just Eat vient cependant d'offrir à quelques milliers d'entre eux des CDI.

Un livreur Uber Eats (illustration)
Un livreur Uber Eats (illustration)
Crédit : Koen van Weel / ANP / AFP
Quel statut juridique pour les livreurs à vélo ?
02:17
Arnaud Tousch
Arnaud Tousch
Journaliste

Précarité, insécurité, management déshumanisant... "En vélo, tu te crèves très facilement", explique un livreur Uber Eats au micro de RTL. Des conditions de travail éprouvantes, et pourtant, avec le confinement, le nombre de personnes exerçant cette activité augmente.

Les livreurs sont majoritairement des micro-entrepreneurs : ils ne sont pas salariés des plateformes avec lesquelles ils travaillent. C'est à eux de se connecter sur l'application pour avoir des courses à réaliser, et ils peuvent d'ailleurs travailler pour plusieurs employeurs. C'est ce qui a rapidement séduit les livreurs lors de l'apparition de ces services en France il y a quelques années.

Il y aujourd'hui trois plateformes principales : l'Américaine Uber Eats, la Britannique Deliveroo et l'Anglo-Néerlandaise Just Eat. Quelques chiffres pour se rendre compte de leur taille : Uber Eats, aujourd'hui, c'est 35.000 livreurs en France, 25.000 restaurants inscrits dans 230 communes. Deliveroo, 14.000 livreurs pour 20.000 restaurants dans 300 communes. Pour Just Eat, il n'y a pas de chiffres concernant le nombre de livreurs, mais ils sont présents dans 2.000 communes en France.

L'emploi en CDI expérimenté

Toutes ne fonctionnent pas sur un même modèle. Just Eat vient justement de se démarquer et a annoncé le recrutement de 4.500 livreurs en CDI. 300 viennent d'ailleurs d'être recrutés dans la capitale. Un petit séisme dans le milieu de la livraison.

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Trois termes figurent sur le contrat : 10h, 24h ou 35h de travail par semaine. C'est au livreur de choisir. Le matériel de livraison et les vêtements sont fournis mais pas forcément le vélo, que Just Eat propose en leasing : une location longue durée seulement pour les contrats de 24 et 35h.

Les coursiers n'ont pas de clause d'exclusivité et peuvent continuer à travailler pour d'autres plateformes. Ils sont payés 10,30 euros brut de l'heure, un peu plus que le SMIC, qu'ils aient des courses ou non. Un changement radical dans le milieu.

Des zones d'ombre persistantes

Pour les livreurs, certains y voient une sécurité bienvenue, d'autant que le nombre de coursiers augmentent avec le confinement, et plus il y a de livreurs, moins il y a de courses à se partager. Les autres plateformes restent pour le moment sur le modèle de la collaboration avec des livreurs indépendants et attendent de voir le résultat des CDI chez Just Eat dans quelques mois.

Une part d'ombre demeure dans le secteur de livraison, avec par exemple une pratique qui consiste à sous-louer le compte d'un livreur pour travailler à sa place. Cela permettrait à des travailleurs sans papiers d'effectuer des courses. Uber Eats a réagi en mettant en place un système de reconnaissance faciale lors de la connexion à l'application. Mais selon plusieurs coursiers interrogés par RTL, cette pratique subsiste encore aujourd'hui sur la plupart des plateformes.

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