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Saint-Étienne : comment les livreurs Uber Eats ont obtenu une rémunération minimum

ÉCLAIRAGE - Dimanche 27 décembre les livreurs Uber Eats stéphanois ont annoncé avoir obtenu l'instauration d'une rémunération minimum pour leur travail. Une mesure inédite en France.

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Saint-Étienne : comment les livreurs Uber Eats ont obtenu une rémunération minimum Crédit Image : Koen van Weel / ANP / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Arnaud Tousch
Arnaud Tousch
et Marie Zafimehy

"On était vraiment déterminés, déterminés à ne rien lâcher". Dimanche 27 décembre, les livreurs Uber Eats de Saint-Étienne, dont leur porte-parole Pierre (il souhaite rester anonyme), ont annoncé avoir obtenu l'instauration d'une rémunération minimum pour une partie de leur temps de travail. Une petite victoire acquise à l'issue d'un mouvement de grève impliquant près de 150 des quelque 200 livreurs de la ville.

Ainsi, depuis une semaine, les livreurs stéphanois sont rémunérés au moins à hauteur de 10 euros de l'heure entre 11h30 et 13h et 12 euros entre 19h et 21h. Un montant minimum soumis à quelques conditions : les livreurs doivent réaliser deux courses par heure et 85% des commandes qu'on leur propose de satisfaire. 

"Un premier pas" se félicite Pierre selon qui le confinement a fait chuter les revenus des livreurs de près de 50%. Tous souhaitent désormais poursuivre sur cette lancée. "On en demande beaucoup plus. On veut au moins des minimums par course, arrêter le système de notation qui est complètement injuste. Et ce sera déjà une belle avancée pour nous".

Un exemple pour d'autres villes françaises ?

De son côté, Uber confirme à RTL les mesures qu'elle a prises à l'issue de discussions avec le collectif. "Nous sommes ouverts au dialogue, déterminés à mieux comprendre les attentes des livreurs et sommes engagés à continuer à réfléchir ensemble aux solutions les plus efficaces pour soutenir l'activité des livreurs qui utilisent l'application à Saint Étienne", affirme un porte-parole. "Partout en France, nous échangeons directement avec les livreurs et également avec des collectifs ou associations locales afin d'être au plus proche de leurs attentes. Nous pouvons ainsi décider d'initiatives qui tiennent compte de contextes spécifiques à l'échelon d'une ville."

Ils ont besoin de nous, le dernier maillon de la chaîne

Pierre, porte-parole des livreurs stéphanois
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Pierre et les livreurs du collectif espèrent que leur mouvement inspirera d'autres villes de France. "Il faut être solidaire", insiste-t-il. "Il ne faut pas oublier qu'ils ont besoin de nous. On est le dernier maillon de la chaîne. On est un maillon important. Donc, sans nous, les livraisons, ce n'est pas possible." 

Il invite aussi les autres entreprises de livraison à domicile à engager un dialogue avec leurs livreurs. Pour le moment, "Deliveroo n'a rien fait, il n'y a aucun dialogue avec nous, comme Just Eat", affirme-t-il. Contacté par l'AFP, un autre livreur appelé Junior prévient : "De nouvelles actions auront lieu après les Fêtes. Il se pourrait qu'elles ciblent en particulier d'autres plateformes".

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