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Ninho, Maes : comment le rap a boosté le marché du disque français

En 2020, la population française a écouté beaucoup de musique en streaming et surtout du rap. Le chiffre d'affaires de l'industrie du disque s'élève à 781 millions d'euros.

Une personne avec un casque audio (Illustration)
Une personne avec un casque audio (Illustration)
Crédit : Creative Commons CC0
UNinho, Maes : comment le rap a boosté le marché du disque français
03:43
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

Musique ce matin ! Bonne nouvelle : à l'issue de l'année 2020, Françaises et Français ont continué à écouter de la musique et surtout, beaucoup de rap français en streaming. Le confinement a profité aux labels tricolores.
 
Le chiffre d'affaires s'est maintenu pour l'industrie du disque au même niveau qu'en 2019 à 781 millions d'euros. Et ça, c'est un petit exploit car 2019 était une très bonne année et on est sur un marché qui progresse depuis plusieurs années. On est encore à la moitié du chiffre d'affaires que faisait l'industrie du disque il y a 20 ans mais ce qui est très étonnant, c'est de voir comment le business du disque s'est réinventé voire renforcé à la faveur de la crise sanitaire que nous venons de connaître.

La vitesse de la transformation est impressionnante car les ventes dématérialisées sur Spotify ou Deezer (pour ne citer qu'eux) représentaient 1/4 du marché il y a 7 ans. C'est 3/4 des revenus aujourd'hui. Le phénomène a même pris de l'ampleur, l'an dernier, avec le confinement : le streaming est devenu un geste barrière avec le développement des balades et des sorties pour courir.

Aujourd'hui, vous avez 12 millions de Français et Françaises qui sont abonnés à une plateforme musicale. Les chiffres progressent de 20% quand les ventes physiques baissent de 20%. Il y a un effet ciseau évidemment. L'un remplace l'autre... Sauf pour le vinyle. Lui, progresse et représente 28% des ventes de supports physiques alors que les CD s'effondrent. 

Le rap a pris l'ascendant sur la musique tricolore

Martial You

Un phénomène lié aux leaders du marché de la musique : ce qui porte les ventes, c'est le rap et les DJ... des secteurs où le vinyle a un statut d'idole. Et ces leaders de la musique sont essentiellement Français. Si on regarde le palmarès : 19 des 20 plus grosses ventes de disques de l'année 2020 sont tricolores. En tête, le duo Vitaa et Slimane (417.000 ventes), suivi des rappeurs Ninho (300.000 exemplaires) ou Maes (276.000 ventes). Le rap a pris l'ascendant sur la musique tricolore avec plus de la moitié de chanteurs urbains dans les meilleures ventes... Mais, sur les 200 plus gros vendeurs de disques, on trouve 80% de production locale. Le seul groupe qui se glisse dans les 20 meilleurs, c'est une institution : AC/DC.

La rémunération des artistes n'est pas forcément sortie indemne de 2020

Martial You
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Cela veut dire que le monde du disque est en train de trouver son modèle économique. Alors attention car la rémunération des artistes n'est pas forcément sortie indemne de 2020. Avec les plateformes de streaming, la vente de chanson n'est plus aussi rémunératrice qu'avant. Désormais, un chanteur gagne sa vie grâce aux droits voisins, c'est-à-dire la diffusion de ses chansons dans l'espace public et grâce aux concerts. Les salles de spectacles et les commerces fermés ont fait chuter cette rémunération de 20% et ce sont les artistes qui en ont été les premières victimes.

On a entendu le monde de la culture se plaindre aux César le week-end dernier mais, une chose est sûre, avec les aides publiques qui soutiennent les professionnels depuis un an, l'obligation de diffuser de la musique française sur les radios (ce qui n'est pas toujours simple en fonction des formats), diffuser de la production locale sur une radio de rap est plus facile que sur une radio de dance ou de rock... Mais tout cela maintient une production "made in France" qui reste une exception dans le monde.

Le Plus : Instagram veut deviner notre âge

Grâce à l'intelligence artificielle qui pourra dire à partir des photos posées sur le réseau social quel âge nous avons. Ca peut vite devenir un jeu et ça peut vite être vexant. En fait, il s'agit de protéger les enfants car Instagram est interdit aux moins de 13 ans mais on sait que les pré-ados mentent sur leur âge.

La Note : 18/20 à Uber en Angleterre

L'application en Angleterre a décidé de sortir du modèle des auto-entrepreneurs et va déclarer d'office les chauffeurs comme des employés d'Uber avec des protections et des droits comme n'importe quel travailleur.

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