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Les ventes de l'Oréal repartent à la hausse, mais les besoins changent

ÉDITO - Bonne nouvelle pour l'économie : L'Oréal reprend des couleurs. Avec la crise sanitaire, les besoins en cosmétiques ont toutefois changé.

Le siège de l'Oréal à Clichy
Le siège de l'Oréal à Clichy
Les ventes de l'Oréal repartent à la hausse, mais les besoins changent
03:14
Les ventes de l'Oréal repartent à la hausse, mais les besoins changent
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François Lenglet - édité par Coline Daclin

Les bonnes nouvelles économiques ne sont pas si fréquentes. C'est donc assez rare pour le souligner : après avoir souffert pendant le confinement mondial, l’Oréal, le champion français de la cosmétique, reprend des couleurs.

Le groupe a vu ses ventes mondiales en croissance au troisième trimestre par rapport à la même période de 2019, alors que celles du deuxième avaient été catastrophiques, plombées par le confinement. C'est la Chine qui tire le wagon, avec une croissance de 28%, si forte que le creux du confinement a été là-bas complètement gommé. 

Ce n'est pas le cas en Occident. Mais tout de même, si l'on ne tient pas compte des boutiques d'aéroport, complètement sinistrées avec l'effondrement du trafic aérien et du tourisme international, la progression est de 3% en Amérique et en Europe, avec +8% en France. 

Moins de vente de parfums, plus de savons

En revanche, ce ne sont plus tout à fait les mêmes produits cosmétiques qui se vendent, pour l'Oréal comme pour toute cette filière industrielle. Nos besoins ont changé. Le port du masque quasiment universel a fait chuter les ventes de rouge à lèvres d'un tiers. 

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Les parfums ont également plongé de 30%, à cause du confinement, du télétravail, du couvre-feu. Autres victimes, les produits de rasage, pour les mêmes raisons. Les hommes allant moins physiquement au travail, ils se rasent moins souvent. 

À l'inverse les ventes de produits d'hygiène, les savons par exemple, ont explosé : à coup sûr l'effet des gestes barrières, le lavage fréquent des mains. Pour l'Oréal, deux catégories connaissent une forte ascension : les produits de beauté vendus en pharmacie, comme Vichy et la Roche Posay, qui associent beauté et santé, et les produits pour les cheveux, car les femmes sont revenues chez le coiffeur.

Un changement durable de nos besoins ?

Au-delà de l'Oréal, la cosmétique française est un secteur très important. Elle compte 160.000 emplois, 24 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel et de nombreuses PME. Le secteur est convalescent. Les exportations, qui absorbent habituellement plus de la moitié de la production nationale, ne retrouveront leur niveau d'avant crise qu'en 2023, selon une étude du cabinet Asterès. Et les ventes ont diminué de 10% au premier semestre, en grande partie à cause de la chute des produits de beauté.

La chute est vraiment liée à l'épidémie, mais les professionnels se demandent si elle ne préfigure pas une tendance durable. Le cosmétique de bien-être, c'est à dire le soin, n'est-il pas en train de se substituer au produit de beauté, destiné à l'apparence pure ? C'est ce que l'on constate aujourd'hui, comme si la consommation s'était recentrée sur la personne elle-même, et non plus sur la vie sociale. Une vie sociale qui a été de facto réduite ces derniers mois, avec le confinement et le couvre-feu

L'autre tendance, c'est l'extraordinaire croissance des ventes en ligne, au détriment des magasins physiques. Une évolution fondamentale en Chine, et de plus en plus marquée aux États-Unis et en Europe. 

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