2 min de lecture Santé

Coronavirus : pourquoi la vente des substituts nicotiniques a été limitée

PODCAST - Chaque jour, François Lenglet et Catherine Mangin se penchent sur les bouleversements économiques que provoque la crise du coronavirus. Dans cet épisode, ils s'intéressent à la ruée sur les substituts nicotiniques.

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26. Pourquoi la vente des substituts nicotiniques a été limitée Crédit Image : RTL Originals | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page de l'émission
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François Lenglet édité par Sylvain Zimmermann

Le gouvernement a décidé de limiter la vente de substituts nicotiniques, les patchs, gommes à mâcher ou pastilles, pour éviter une ruée sur ces produits après l’annonce d’un éventuel effet protecteur de la nicotine contre le Covid-19.

Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a dû intervenir pour déconseiller aux non-fumeurs de tenter l'auto-médication avec d'éventuels traitements de substitution qui contiennent de la nicotine. Le professeur a même souligné que ceux-ci pouvaient provoquer des vomissements, voire des addictions.


Tout est parti d’observations qui ont été faites en France, aux États-Unis et même en Chine. On a constaté que chez les malades la proportion de fumeurs était beaucoup plus faible que dans le reste de la population, d’où l’idée que la nicotine protégerait du virus ou à ces effets les plus délétères. 

Pour vérifier cette hypothèse, des essais préventifs et thérapeutiques vont être entrepris avec des patchs à la nicotine à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Même engouement pour le Doliprane et la chloroquine

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Les consommateurs n’ont pas attendu les résultats des essais médicaux. Ils se sont rués sur tous les produits qui aident les fumeurs à entreprendre leur sevrage. Les ventes ont alors été suspendues sur internet, et désormais, vous ne pouvez demander qu’un mois de traitement en pharmacie.

Ce n’est pas la première fois qu’on voit ce type de phénomène se produire. Au début de l’épidémie, on a constaté une demande très forte pour le Doliprane. On a noté le même engouement pour la chloroquine du professeur Didier Raoult. Des files d’attente se sont formées devant son hôpital à Marseille, dans le but de bénéficier de ce traitement.

En matière médicale, comme pour les produits les plus banals, c’est le consommateur qui a pris le pouvoir aujourd’hui. L’opinion publique, alertée par des publications plus ou moins sérieuses, décide d’elle-même ce qui lui semble bon pour se soigner. Un constat inquiétant.

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Si vous souhaitez poser des questions à François Lenglet, écrivez à temoins@rtl et ou laissez un message sur la page Facebook de RTL.

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