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Coronavirus : pourquoi le cours du pétrole américain a chuté sous la barre de zéro dollar

PODCAST - Chaque jour, François Lenglet et Catherine Mangin se penchent sur les bouleversements économiques que provoque la crise du coronavirus. Dans cet épisode, ils nous expliquent l'effondrement des cours du pétrole.

Hors-série Lenglet-Co : crise du Coronavirus
Hors-série Lenglet-Co : crise du Coronavirus
Crédit : RTL Originals
23. Coronavirus : pourquoi le cours du pétrole américain s'effondre
07:58
François Lenglet - édité par Sylvain Zimmermann

Les prix du pétrole s’effondrent. Aux États-unis, le cours du baril de pétrole brut est arrivé en terrain négatif, à -10 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord est lui tombé sous les 20 dollars, son plus bas niveau depuis décembre 2001.

Le marché de l’or noir chute depuis plusieurs semaines alors que les restrictions de déplacements dans de nombreux pays et la paralysie de nombreuses économies à cause de la crise du coronavirus ont fait fondre la demande.

Des circonstances particulières expliquent aussi cette situation, au moins pour le baril de pétrole américain. Les contrats d’achat et de vente du pétrole sont mensuels, et c’est le dernier jour de cotation pour le baril américain WTI pour mai… Le contrat suivant, pour livraison en juin, qui deviendra la référence à partir de mercredi, et sur lequel les marchés sont déjà focalisés, a reculé de 21,24% à 16,07 dollars.

Une pression forte s'exerce sur les capacités de stockage du brut. Il n’y a plus de place : les centres de stockage, les citernes, les navires sont saturés à cause de la sous-consommation liée à la récession.

Le problème va bien au-delà du pétrole...

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Le faible prix du pétrole est une fausse bonne nouvelle. De plus, certains ont acheté de l’espace de stockage pour y entreposé des barils obtenus à bas prix pour les revendre dans quelques mois quand les prix remonteront, avec des plus-value considérables.

Le problème va bien au-delà du pétrole, parce qu’il concerne bon nombre de biens industriels qui ont été fabriqués jusqu’à mi-mars, notamment les automobiles. Là aussi, on croule sous l’excès de produits. Les parkings situés à côté des usines sont pleins. Les concessions ont interdiction formelle d’ouvrir. Les gendarmes vont surveiller de près ce qui s’y passe… On ne peut même pas récupérer une voiture achetée avant le confinement.

Selon Bercy, concessionnaires et constructeurs travaillent sur un protocole de sécurisation du client dans l’espoir d’ouvrir au plus vite. Tout cela, c’est la conséquence de "l’économie du juste à temps", c’est à dire qu’on produit exactement au rythme de la consommation. Le problème, c’est que quand la consommation chute, on se retrouve avec une production excédentaire.

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>> Hors-série Lenglet-Co : crise du coronavirus, un podcast quotidien présenté par François Lenglet et Catherine Mangin, qui vous donne les clés pour tout comprendre des évolutions et révolutions provoquées par la crise du coronavirus en France, en Europe et dans le monde.

Si vous souhaitez poser des questions à François Lenglet, écrivez à temoins@rtl et ou laissez un message sur la page Facebook de RTL.

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