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Vaccins ARN messager : une étude confirme le risque faible de myocardite et péricardite

Cette étude française, menée par Epi-Phare et parue lundi 8 novembre, souligne cependant le caractère peu fréquent de survenue de ces inflammations du cœur.

Des seringues (illustration)
Des seringues (illustration)
Crédit : THOMAS LOHNES / AFP
Florine Boukhelifa & AFP

Des rapports de pharmacovigilance avaient auparavant montré que les vaccins Pfizer et surtout Moderna augmentent le risque de survenue de ces maladies dans les 7 jours suivant la vaccination. Les vaccins à ARN messager contre le coronavirus accroissent le risque de myocardite et péricardite, confirme lundi 8 novembre une vaste étude française. Celui-ci est néanmoins peu fréquent et ne remet pas en cause le bénéfice de la vaccination.

Menée par la structure Epi-Phare, qui associe l'Assurance maladie (Cnam) et l'Agence du médicament (ANSM), cette étude cas-témoins a porté sur les personnes âgées de 12 à 50 ans hospitalisées en France pour une myocardite ou une péricardite entre le 15 mai et le 31 août, soit 919 cas de myocardites et 917 cas de péricardites. La myocardite et la péricardites sont des inflammations du cœur. La première touche le myocarde, principal muscle cardiaque, et la seconde le péricarde, la membrane qui enveloppe le cœur.

Chaque cas a été comparé à 10 "témoins", qui ont le même âge, sexe et département de résidence, mais n'ont pas été atteints de myocardite. Les risques de survenue d'une hospitalisation pour myocardite ou péricardite ont ainsi été comparés entre vaccinés et non vaccinés dans des situations par ailleurs semblables.

"Le rapport bénéfice-risque n'est pas remis en cause"

Ces risques apparaissent plus marqués, même si peu élevés, chez les hommes de moins de 30 ans, en particulier après la deuxième dose de Moderna. La vaccination par ce dernier serait ainsi à l'origine de 132 cas de myocardite supplémentaires par million de doses administrées. Chez les femmes de moins de 30 ans, l'excès de myocardites attribuables à la deuxième dose de Moderna serait de l'ordre de 37 par million de doses.

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Quant au risque de péricardite, il apparait lui aussi plus marqué après le vaccin Moderna chez les moins de 30 ans, en particulier après la deuxième dose qui serait à l'origine d'un excès de cas d'environ 18 par million de doses chez les jeunes hommes. Aucun décès n'a été rapporté parmi les personnes hospitalisées pour ces affections quand elles suivent la vaccination.

"Quand on met en balance l'efficacité des vaccins contre les formes graves du Covid-19 (évaluée à environ 90%) et ces risques existants mais peu fréquents, et à l'évolution favorable, le rapport bénéfice-risque des vaccins n'est pas remis en cause", assure à l'AFP Mahmoud Zureik, directeur de la structure Epi-Phare.

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