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Vaccination contre le coronavirus : 3 questions sur le spray nasal

INVITÉ RTL - Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincarré de Garches, explique en détails ce projet de vaccin français contre la Covid-19 sous la forme de spray nasal.

Un spray nasal à base d'eau ionisée, connue pour ses propriétés antimicrobiennes, qui élimine 99% de la charge virale, à l'usine Pharma and Beauty de Saint-Chamas, dans le sud-est de la France, le 21 janvier 2021.
Un spray nasal à base d'eau ionisée, connue pour ses propriétés antimicrobiennes, qui élimine 99% de la charge virale, à l'usine Pharma and Beauty de Saint-Chamas, dans le sud-est de la France, le 21 janvier 2021.
Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP
3 questions sur le spray nasal contre la Covid-19
05:06
3 questions sur le spray nasal contre la Covid-19
05:06
Yves Calvi & Sarah Belien

Il sera bientôt possible de se prémunir de la Covid-19 par un simple spray nasal. C'est ce que développent actuellement des chercheurs de l'université de Tours et de l'Institut national de recherche. Les premiers résultats sont plutôt encourageants. Pour Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincarré de Garches, c'est probablement "un traitement d'appoint, complémentaire des vaccins qu'on connait aujourd'hui."

D'après l'infectiologue, invité de RTL ce vendredi 10 septembre, certains chercheurs expliquent que les vaccins ARN ont prouvé leur efficacité contre les formes graves, mais pas au point d'éviter la capacité de transmission du virus. "Un des challenges est de trouver une solution complémentaire ou alternative", car les vaccins actuels ne créent "peu ou pas d'immunité de muqueuse", admet Benjamin Davido. Ce que pourrait apporter ces sprays nasaux, donc. Une question intéressante pour l'infectiologue, au moment où on s'interroge sur la vaccination des enfants de moins de 12 ans.

1. Quelle est l'efficacité d'un vaccin en spray ?

Selon l'infectiologue, cette technique existe depuis déjà plusieurs années. En effet, un spray nasal avait déjà été développé en Asie en prévention du vaccin H1N1 en 2009. De ce fait, "on sait que les spray nasaux sont des vaccins moins puissants chez les adultes mais probablement plus bénéfiques chez les enfants", précise Benjamin Davido.

2. Peut-on vraiment parler de vaccin ?

La notion de vaccin n'est pas fausse pour désigner un spray nasal. Benjamin Davido rappelle que "l'important est comment ça fonctionne. Est-ce que cela synthétise des anticorps de la muqueuse nasale, notamment des IgA", expose l'infectiologue.

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Ce dernier soulève la problématique du moment qui est celle de la transmission du virus même chez les personnes vaccinées. Selon lui, la muqueuse au niveau du nasopharynx est "une clé qu'on arrive mal à maitriser avec ce variant delta très contaminant". Pour Benjamin Davido, "bloquer cette contagiosité" avec un double vaccin, à la fois en spray nasal, qu'on appellerait un vaccin muqueux et à la fois avec un vaccin ARN, serait "une piste intéressante."

3. Ce spray a-t-il été testé sur des humains ?

Ce spray nasal, ou vaccin muqueux donc, a pour le moment été expérimenté uniquement sur des modèles animaux, c'est-à-dire des souris, explique l'infectiologue. "Une fois qu'on s'est rendu compte que ça fonctionne et que ça touche les cibles qu'on espère, on embraye ensuite sur ces fameuses phases qui vont de 1 à 4, des phases chez l'homme qui permettent de valider le vaccin", explique Benjamin Davido. Ce spray est donc à un stade de développement très précoce. Selon l'infectiologue, il ne devrait voir le jour pas avant plusieurs mois voire années.

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