3 min de lecture Grève SNCF

SNCF : après les grèves, un plan de bataille pour redresser les comptes

Le mouvement social à la SNCF aura fait perdre un milliard d'euros de chiffre d'affaires à l'entreprise publique, alors que ses comptes n'étaient déjà pas florissants. La direction doit présenter dans les semaines à venir un plan d'économies.

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SNCF : après les grèves, un plan de bataille pour redresser les comptes Crédit Image : MIGUEL MEDINA / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Anais Bouissou
Anaïs Bouissou édité par Benoît Collet

Alors que les syndicats ont annoncé pour le 17 janvier "une journée noire" dans les transports qui s’annonce peu suivie, les grèves de décembre et de janvier ont coûté un milliard d’euros à la SNCF, un chiffre confirmé par le secrétaire d’État aux transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Entre les suppressions de trains, les billets non achetés et ceux qu’il a fallu rembourser, c’est une enveloppe d’un milliard d’euros, que la SNCF devra bien récupérer d'une manière ou d'une autre. Pas question pour l'entreprise ferroviaire publique française de finir l’année 2020 avec un budget plombé.

Les marges de manœuvre étaient déjà étroites avec l’objectif de redresser les comptes pour être à l’équilibre économique d’ici 2022. En interne, on s’attendait déjà à un gros plan d’économie. Avec les grèves, le coup de rabot sur les dépenses va s'accentuer.

1.000 agents en moins dans le fret

Cela risque-t-il d'aller jusqu'à des suppressions de postes? Pas du côté des contrôleurs, des agents sur le terrain, le patron de la SNCF s’y est engagé. En revanche, du côté de l’administration, des ajustements ne sont pas exclus. Il y a déjà eu des suppressions de poste ces dernières années. Avec les grèves qui n’arrangent rien, tout est possible.

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Dans le domaine du transport de marchandises, qui va très mal, la direction de la SNCF va sabrer dans les effectifs : d’ici deux ans, la direction prévoit 1.000 agents de moins qu’en 2019, en ne remplaçant pas les départs à la retraite.

Pour les salariés qui comptaient sur une augmentation de prime ou de salaire, il est certain que ce n’est pas à l’ordre du jour. Même chose pour les nouveaux embauchés de la SNCF alors que des négociations salariales étaient prévues. Désormais la direction dit : "il n'y a plus d'argent".

Cession d'actifs

Si les caisses sont vides, ce n’est pas qu’à cause des grèves. La situation de la SNCF n’était pas florissante avant décembre. Les mouvements sociaux n’ont rien arrangé, la direction aura beau jeu de le souligner lors de la présentation des résultats du groupe d’ici quelques semaines. Avec à l'horizon une ouverture à la concurrence qui fait d'autant plus peur.

C’est à l'occasion de cette présentation qu’un plan d’économies détaillé devrait être annoncé. Notamment des "cessions d’actifs" (bâtiments, locaux inutilisés...). Des filiales de la SNCF pourraient aussi être concernées. L'entreprise publique en possède des centaines en France et à l’étranger, dans le domaine de la maintenance ou des travaux sur les rames par exemple.

Faire des économies, c’est aussi bien sûr, être plus efficace. Dans le transport de marchandises, la SNCF s’apprête à se servir d’un seul train pour transporter différentes marchandises à la fois. Cela parait évident, mais ça n’existait pas auparavant.

Au-delà des budgets en moins, l’entreprise veut attirer de nouveau. Se vendre mieux. Et pour la SNCF, cela passe par des opérations commerciales, des prix cassés. Comme des billets à 35 euros sur les TGV. Il va en falloir des opérations séduction à la SNCF pour regagner la confiance des Français. Selon le dernier baromètre Ifop, la SNCF arrive à la 30ème place du classement des entreprises préférées des Français.

Le plus

Carrefour mise sur le Brésil, la priorité du groupe. Avec un énorme potentiel de croissance, Carrefour y gagne déjà 20% de son chiffre d’affaires et vient de racheter 30 nouveaux magasins. C’est la plus grosse acquisition de Carrefour depuis 13 ans.

La note

14/20 à la Région Occitanie, qui détourne les logos des géants du numérique pour faire la publicité du commerce local. "Au lieu d’acheter en ligne, j’achète Dans ma zone", jeu de mots avec le nom du géant du commerce Amazon. "En face à face pour mettre un visage sur les commerçants". Un slogan qui joue avec le sonorité du plus connu des réseaux sociaux, Facebook.

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