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Rentrée scolaire : masque et gestes barrières, quel est le protocole dans les écoles ?

ÉCLAIRAGE - Lors de sa conférence de presse de rentrée ce mercredi 26 août, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que le port du masque serait obligatoire à l'école pour tous les adultes, y compris les enseignants de maternelle.

Sur Twitter, certains lancent des pétitions pour dire non à la prétendue vaccination prodiguée par l'Éducation nationale
Sur Twitter, certains lancent des pétitions pour dire non à la prétendue vaccination prodiguée par l'Éducation nationale Crédit : XAVIER LEOTY / AFP
Marie Gingault et AFP

Jean-Michel Blanquer s'exprimait ce mercredi 26 août, pour la conférence de presse annuelle de la rentrée. Masques, gestes barrières, distanciation physique, cantine... Le ministre de l'Éducation a précisé le protocole sanitaire mis en place dans les établissements scolaires. 

Cette conférence de presse de rentrée a rarement été aussi attendue. Malgré la demande d'un report de la rentrée des classes par les syndicats, celle-ci est maintenue au mardi 1er septembre, comme l'avait annoncé le ministre la semaine dernière. Dans moins d'une semaine, ce sera donc 12,4 millions d'élèves français qui reprendront le chemin de l'école.
L'éducation n'est "pas une variable d'ajustement" avait justifié Jean-Michel Blanquer.

Parmi les nouvelles annonces, le ministre de l'Éducation a annoncé ce mercredi que tous les adultes devront porter un masque à l'école, y compris les enseignants de maternelle. "En juillet, nous avions envisagé quelques exceptions, mais nous avons préféré ne pas maintenir ces exceptions. Tous les adultes portent le masque et les enfants le portent à partir de la classe de 6e", a-t-il précisé.

Gestes barrières et distanciation physique

Le protocole sanitaire s'appuiera sur les dernières recommandations du Haut Conseil de la santé publique datant du 7 juillet. Celui-ci "est simple et clair, il n'a pas vocation dans ses grands principes à varier", selon Jean-Michel Blanquer. Le seul changement effectué pour le moment reste le port du masque obligatoire imposé à partir du collège. Ainsi, toutes les personnes âgées de plus de 11 ans devront obligatoirement porter un masque, même lorsque la distanciation d'un mètre est respectée. "Il pourra y avoir, en fonction de l'évolution de la situation, des adaptations", a réitéré le ministre.

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Concernant la distanciation physique, celle-ci n'est plus obligatoire lorsqu'elle n'est "pas matériellement possible" ou qu'elle "ne permet pas d'accueillir la totalité des élèves", a précisé le ministre. De même, la limitation du brassage entre classes et groupes d'élèves n'est plus obligatoire mais simplement "recommandée". Au lycée, il est notamment conseillé d'éviter les brassages entre les différents niveaux. Les gestes barrières sont, pour leur part, toujours a appliquer avec le plus grand sérieux. 

Des masques obligatoires, mais pas gratuits

Si la distanciation physique n'est pas toujours possible, c'est en partie pour cette raison que le port du masque a été décrété obligatoire pour tous à l'école. Seuls les élèves de moins de 11 ans ne sont pas concernés par cette obligation. De même, les accompagnateurs devront également porter un masque pour pouvoir entrer dans l'enceinte de l'établissement. 

Toutefois, l'obligation de porter un masque relance le débat sur la gratuité de ce dernier. Bien que de nombreux appels aient été formulés au gouvernement, ce dernier a confirmé mardi 25 août, que les masques ne seraient pas gratuits, sauf pour les élèves les plus précaires. "Le masque à l'école n'est pas une fourniture scolaire, c'est un outil de protection comme tous les citoyens dans la société. Chacun doit apporter son écot", avait ainsi déclaré Jean Castex.

Que se passe-t-il en cas de suspicion de Covid-19 ?

Le ministre de l'Éducation a également apporté des réponses sur la procédure en cas de suspicion d'un cas de Covid-19 à l'école. Si un enfant ou un personnel est symptomatique, des tests seront alors automatiquement réalisés afin de "remonter la chaîne de contamination pour prendre des mesures d'isolement"

Des "tests aléatoires" pourront aussi être effectués, a précisé M. Blanquer ce mercredi. Dans le cas d'une infection confirmée, cela pourra conduire à la fermeture d'une classe ou même d'une école, après décision prise avec les autorités de santé. "Notre objectif est d'être capable de réagir dans les 48 heures à chaque fois que des symptômes sont signalés", a affirmé le ministre.

Le ministère de l'Éducation compte sur les "capacités d'adaptation" de chaque territoire. En cas d'activation de la circulation du virus dans une zone géographique donnée, comme cela est actuellement le cas en Ile-de-France ou dans les Bouches-du-Rhône, des mesures plus strictes pourraient être décidées. Le ministère laisse ainsi entendre que la limitation du brassage des élèves dans ces zones pourrait bientôt être annoncée.

Le ministre de l'Éducation a tenu à rassurer les parents d'élèves, affirmant que le gouvernement était "prêt". "S'il devait y avoir des mesures hybrides" (un enseignement à distance conjugué à un enseignement physique) ou "de confinement, nous nous tenons prêts", a-t-il indiqué. Mais pour cette rentrée, "nous n'en sommes pas là", a assuré le ministre.

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