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Pénuries, faux arrêts maladie, rémunération... Les raisons d'une offre de bus en berne à Paris

ÉCLAIRAGE - Depuis le début de la rentrée 2022, environ 26% des bus ne passent plus dans la capitale et la petite couronne. Si la pénurie de chauffeurs est l'une des raisons, elle est loin d'être la seule.

Un bus de la RATP (Image d'illustration).
Un bus de la RATP (Image d'illustration).
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Pénuries, faux arrêts maladie, rémunération... Les raisons d'une offre de bus en berne à Paris
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Arnaud Tousch - édité par Benoît Leroy

Bonnet d'âne pour Paris. La capitale fait figure de cancre en matière de transports publics, en particulier pour son offre de bus. Les opérateurs, et notamment la RATP, se sont faits tirer les oreilles ce mardi 27 septembre par la région.

Il faut dire que les chiffres sont frappants. Depuis la rentrée 2022, 26% des bus ne passent plus dans Paris et sa petite couronne. En cause, une pénurie de chauffeurs. Il faudrait 800 conducteurs supplémentaires pour revenir à un service à 100%.

"Nous avons procédé en juillet à une hausse significative des salaires, puisque l'on a augmenté de 2% la valeur du point [servant à calculer la rémunération des agents] et distribué des primes sur les salaires les plus bas de l'entreprise", assure Jean-Yves Leclerc, directeur financier du groupe.

Mais cela ne suffit pas. Pour mettre fin à la pénurie, la région Île-de-France a décidé de mettre en place une mesure incitative : verser 2.000 euros à ceux qui veulent devenir chauffeur de bus. Elle lance également un appel aux jeunes retraités qui voudraient revenir pour compléter leur pension.

Un système de prime pour favoriser les candidatures

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La plupart des dépôts de bus de la RATP (12 sur 16) ont aussi mis en place un système "de cooptation et de primes" qui permet aux salariés de l'entreprise de proposer un candidat. Si celui-ci est recruté, le salarié touche une prime qui peut être doublée si l'intéressé reste plus d'un an.

Les chauffeurs recrutés doivent passer le permis D, puis suivre une formation initiale pendant quatre semaines, le tout entièrement pris en charge par la RATP. Pour attirer un maximum de candidats, la régie va abaisser l'âge d'accès à la profession de 21 à 18 ans d'ici à la fin de l'année. L'entreprise offre également 600 postes d'apprentissage. 

Une pénurie qui n'explique pas tout

Si la disparition d'un bus sur quatre est principalement due au manque de chauffeurs, ce n'est pas la seule raison. La RATP doit également faire face à un trafic d'arrêts maladie : 500 estimés frauduleux en 2022 et 150 procédures de licenciement engagées.

Tous les métiers seraient concernés par ce trafic au sein de la régie parisienne des transports. Valérie Pécresse, à la tête d'Île-de-France Mobilités a dénoncé un "véritable abus de certificat" d'arrêt de travail. "La RATP a compté des centaines de faux arrêts maladie" et a initié "des procédures de licenciement avec 150 agents". Par rapport à 2019, le nombre d'arrêts au sein de la RATP a doublé. Les contrôles ont été renforcés par les services du transporteur parisien.

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