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Protoxyde d'azote, endormissement... Quelles sont les causes de la mortalité routière, repartie à la hausse en 2025 ?

Sous l'effet de nouveaux comportements à risque, dont le protoxyde d'azote, la mortalité routière est repartie à la hausse en 2025 avec 3.260 tués dans l'Hexagone et 253 dans les Outre-mer.

Des capsules de protoxyde d'azote (image d'illustration)

Crédit : Benjamin Polge / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Sécurité routière : Marie-Pierre Vedrenne est l'invitée de Vincent Parizot

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Juliette Vignaud & Manon Meyer

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La mortalité routière est repartie à la hausse en 2025 avec 3.260 tués en France métropolitaine (+2,1%) et 253 décès dans les Outre-mer (+6%), selon les chiffres publiés ce vendredi 30 janvier par la Sécurité routière. Après une année 2024 à 3.193 décès, les routes de l'Hexagone ont fait 67 victimes de plus l'an dernier. 

Les indicateurs sont également au rouge concernant les blessés graves, dont le nombre est estimé à 16.600, en augmentation de 4,0%, selon le bilan provisoire de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Si les causes habituelles demeurent prépondérantes (alcool, stupéfiants, vitesse), les autorités s'alarment de l'apparition de facteurs inédits. Cette année a été notamment assombrie par de "trop nombreux" accidents causés par "l'usage détourné du protoxyde d'azote". 

Le protoxyde d'azote pointé du doigt

L'association 40 Millions d'automobilistes a recensé 450 accidents en 2025. "Il y a urgence à agir" contre cette pratique, réagit Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, sur RTL ce vendredi 30 janvier au soir. 

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"On a souvent parlé de gaz hilarant. On se rend bien compte avec les faits que ce n'est pas un gaz hilarant. Quand on détourne de sa consommation, et qu'on prend le volant derrière, on se met soi-même et les autres en danger", alerte-t-elle. La ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne dit travailler sur une "campagne de prévention, une campagne choc" pour sensibiliser les jeunes et les parents.

La mortalité est aussi en forte hausse pour les nouvelles mobilités, comme les trottinettes électriques. 84 décès en 2025, soit 35 de plus en un an. Ce chiffre a grimpé de 38% par rapport à 2021. Pour la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne, cette hausse s'explique notamment par des comportements dangereux. "Il y a un Code de la route qui doit être respecté par tout le monde", rappelle-t-elle. 

La somnolence en cause dans 1 accident sur 5

Pour les automobilistes, l'endormissement au volant reste aussi parmi les premières causes de mortalité. C'est en cause dans un accident sur cinq sur l'autoroute. "J'étais pressé d'arriver, donc je ne voulais pas m'arrêter. Il y a eu un moment où j'étais un peu fatigué et où je piquais du nez", témoigne Vincent au micro de RTL, qui s'est endormi sur son dernier long trajet au voiture.

"Je voyais que j'avais des petits moments d'absence où je ne savais pas combien de temps j'avais conduit (...) C'est effrayant de se rendre compte qu'on peut s'endormir car on ne sait pas ce qu'il s'st passé et tout aurait pu arriver", poursuit-il.

Pour éviter la somnolence au volant, "il faut s'arrêter dès que possible", rappelle Christophe Ramond, directeur des études de l'association Prévention routière. Parmi les signes de fatigue, il évoque les "picotements au niveau des yeux, les raideurs dans la nuque, une difficulté à rester concentré". Le spécialiste recommande également de bien dormir avant le départ, et de bien manger avant de prendre la route. Pas trop gras, ni trop sucré.

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