2 min de lecture Salon de l'agriculture

Ils ont tout plaqué à Paris pour devenir agriculteurs en Normandie

Des néo-ruraux émergent dans les campagnes. Rencontre en Normandie avec Gwendoline et Mahdi, devenus fermiers après avoir quitté Paris.

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Normandie : ils ont tout plaqué pour devenir agriculteurs Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Jacques Serais édité par Charles Deluermoz

Cette année, le thème du Salon de l'Agriculture est : "L'agriculture vous tend les bras !". Et des bras, justement, l'agriculture et l'agroalimentaire ont du mal à en trouver. 70.000 postes seraient aujourd'hui non pourvues dans ce secteur et la transmission des exploitations de génération en génération n'est plus si évidente.

Pourtant, de nouveaux profils de paysans émergent. Par exemple, des citadins partent à la campagne. C'est le cas de Gwendoline et Mahdi, sont des néo-ruraux, ils ont quitté la vie urbaine, pour devenir fermiers dans une exploitation en Normandie, "La Ferme de la Closerie". Elle a 37 ans, lui 40 ans, "On est hors cadre familiale comme on dit dans le jargon, on n'est pas du tout issus du milieu agricole" raconte Gwendoline. 

Ces deux jeunes mariés ont tout plaqué pour s'installer ici, à Cormolain, dans le Calvados. Ils ont dix hectares de terrain, dont deux de maraîchages, et une ferme entourée de près de 400 pommiers. Un décor très loin de Paris et de leur métier d'origine.

Ce qu'on faisait ça nous plaisait plus

Gwendoline
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Gwendoline était responsable marketing et Madhi ingénieur dans l'industrie "On travaillait tous les deux dans des postes de bureaux, du coup on a quitter tous les deux nos postes, en même temps" commence Madhi avant que Gwendoline ne conclut "Mais on ne savait pas ce qu'on allait faire derrière, on savait juste que ce qu'on faisait ça nous plaisait plus et qu'on avait envie de changer".

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Après un an de réflexion, le couple se lance dans des formations. Un bac professionnel production horticole pour Madhi et un BRPEA, brevet professionnel responsable d'exploitation agricole, pour Gwendoline. 

Une fois formés, ils ont donc trouvé cette ferme. Et ces néo-ruraux ont décidé de pratiquer l'agriculture à leur manière : en faisant du bio. C'est-à-dire pas de traitement et le moins d'intervention humaine possible. Botte aux pieds, je retrouve Gwendoline sous une serre où elle cultive salades et carottes.

"On travaille en maraîchage sur sol vivant, c'est à dire qu'on ne travaille pas notre sol, on laisse les vers de terres le faire à notre place, on est pas outillé pour travailler le sol" explique Gwendoline, "là par exemple on est en train de désherber des planches qui vont servir à semer des carottes (...) on sème sur le composte". 

Gagner moins pour vivre mieux

Les légumes sont vendus au marché chaque mercredi et directement depuis la ferme le vendredi. Le lundi, ils livrent le collège le plus proche, situé à 6 kilomètres. Mais ils ne parviennent pas à en vivre. Le couple, qui gagnait auparavant 6.000 euros par mois, a dû abandonner son très confortable revenu.

Aujourd'hui, il gagne beaucoup moins. Mais, au milieu de ses 40 poules et de ses deux chèvres, Mahdi ne regrette rien. Avec Gwendoline, ils estiment avoir gagné en qualité de vie. Ce qui n'a, à leurs yeux, pas de prix.

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