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Homophobie : quel est le portrait type des agresseurs ?

ÉCLAIRAGE - Une personne LGBTQ+ sur cinq a été victime d'agression physique au cours de sa vie. Le plus souvent, l'auteur des faits est un homme de moins de 30 ans qui agit devant un groupe.

Les actes homophobes ont augmenté de 15% en 2018
Les actes homophobes ont augmenté de 15% en 2018 Crédit : Lucas Barioulet / AFP
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Cassandre Jeannin et AFP

Violences, attouchements, coups, plus d'une personne sur cinq se définissant comme LGBTQ+ déclare avoir été victime d'une agression physique au cours de sa vie, selon une étude de l'Ifop (Institut d'études opinion et marketing en France et à l'international). Et plus d'une personne LGBTQ+ sur deux déclare avoir fait l'objet d'une agression homophobe, quelle qu'elle soit, au cours de sa vie.

Le nombre de victimes ne cesse d'augmenter depuis un an, il a plus que doublé entre juin 2018 (3%) et avril 2019 (7%). 60% d'entre elles admettent avoir pensé à se suicider au cours de l'année écoulée. L'enquête réalisée pour la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais a dressé un portrait de l'agresseur "type". 

Dans la majorité des cas, l'auteur des violences est un homme (78%), de moins de 30 ans (75%), qui agit en présence d'un groupe (61%), même si peu de victimes disent avoir été agressées par plusieurs personnes en même temps (21%). 

Les victimes hésitent souvent à porter plainte

Signaler les faits dans un commissariat (27%), porter plainte officiellement (20%) ou chercher de l'aide auprès d'une association LGBT+ (19%) reste une attitude minoritaire chez les victimes, selon l'étude.

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Cet "environnement homophobe" conduit de nombreuses personnes LGBT+ à adopter des "stratégies d'invisibilité", comme éviter de se tenir la main (62%) ou de s'embrasser (63%) en public, et des "stratégies d'évitement", comme ne pas se rendre dans certains quartiers (37%) ou rentrer seul chez soi (33%), observe l'Ifop. 

Ces résultats, dévoilés à quatre jours de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, le 17 mai, seront présentés à Marlène Schiappa, secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes. 

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