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"Green Washing" : comment la finance verte change la donne pour les entreprises

Avec la crise du coronavirus, la pression des consommateurs s'est accélérée : le "Green Acting", force les entreprises à s'engager vers la neutralité carbone.

"Green Washing" : et si les entreprises passaient au "Green Acting" ?
"Green Washing" : et si les entreprises passaient au "Green Acting" ?
Crédit : Unsplash/Hao Dong
L'économie verte, planche de salut pour la période post covid ?
04:05
L'économie verte, planche de salut pour la période post-covid ?
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

La loi climat arrive à l'Assemblée. Et un des enseignements de l'après-Covid, c'est que le financement des entreprises sera beaucoup plus éco-responsable. On est un peu des amants éconduits sur ces questions de comportement éco-responsable des entreprises depuis des années. On a appelé ça le "Green Washing", des leaders mondiaux du béton qui construisaient des immeubles sur le littoral et soutenaient (à grand renfort de pub) des associations environnementales de défense des ours polaires.

La crise que nous vivons en ce moment a changé ça. Je pense qu'on vit la fin de l'entreprise "pastèque", verte à l'extérieur et rouge carbone à l'intérieur quand on fait le bilan de la pollution d'un produit entre sa fabrication et sa destruction. On a vécu là-dedans depuis la fin des années 70. J'ai la conviction qu'on est en train de passer du "Green Washing" au "Green Acting", c'est-à-dire une pression des consommateurs pour avoir des entreprises qui s'engagent vers la neutralité carbone.

Peut-on vraiment croire les entreprises ?

Oui. Il va falloir mettre au point des outils de mesure indépendants pour s'assurer que les entreprises font des efforts. Et puis, il faudra que ça rapporte de l'argent. Mais regardez : les grands groupes pétroliers mondiaux comme Total s'engagent à devenir neutre en carbone à horizon 2050. Alexandre de Juniac, l'ancien patron d'Air France et dirigeant de l'association internationale des compagnies aériennes dit dans les colonnes des Échos que le secteur est prêt à aller encore plus loin dans la baisse des émissions de CO2.
 
Je crois que c'est un formidable espoir pour la croissance économique des trente prochaines années. La France et l'Allemagne vont investir 16 milliards dans l'hydrogène, une technologie sans carbone à terme. L'urgence climatique est devenue un business pour les fonds d'investissement et cela va se faire sous le regard critique des consommateurs qui se tournent vers les produits de seconde main, le commerce local, la nourriture bio. L'Agence Internationale de l'Énergie estime que 7.500 milliards d'euros de financement vont être nécessaires pour financer des industries propres et limiter la hausse des températures.

La finance verte existe-t-elle vraiment ?

Les sociétés de gestion françaises qui ne sont pas réputées pour être des philanthropes utopistes (ce sont des fonds qui visent la rentabilité et la plus value) ont multiplié par deux le nombre de fonds agréés ISR (Investissement Socialement Responsables", l'an dernier. 

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Paris est même en train de devenir la "place tournante" qui finance l'économie verte. Des géants comme BlackStone qui pèse plus lourd en bourse que les quatre plus grandes banques françaises, le directeur des fonds climat de l'agence Standard & Poor's qui donne ses fameux triple A ou nous les retire, un acteur français comme Tikehau Capital : tous ont choisi de s'installer à Paris. Une architecture financière se met en place depuis la France.

Ces financements sur la base de critères de performance environnementaux sont en train de devenir accessibles aux PME, et ça, c'est une très bonne nouvelle pour un pays de petites entreprises et de start-ups comme le nôtre. Sincèrement, la finance verte est en train de faire évoluer la finance. Autrefois, une entreprise devait être rentable pour être durable... Cela relevait du bon vouloir du PDG. Demain, une entreprise devra être durable pour être rentable et lever des financements pour grossir.

En bref : l'immobilise se porte très bien à San Francisco

Record battu pour la vente d'un immeuble dans l'une des villes les plus chères au monde au niveau immobilier : un peu plus d'un milliard pour le bâtiment qui héberge la société Dropbox. Les prix restent élevés et pourtant de nombreuses entreprises technologiques sont en train de quitter San Francisco et mettent leurs salariés en télétravail.

La note : 5% de la part de la Banque de France

C'est la Banque de France qui donne sa note de conjoncture : 5%. Ce n'est pas une note sur 20. Selon la Banque, l'activité en France est encore en replis de 5% par rapport à avant la pandémie au cours de ce premier trimestre 2021. Néanmoins, cette activité est plus dynamique que sur la fin 2020. On se redresse lentement et grâce aux aides massives de l'État.

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