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Coronavirus : pourquoi il faut que le secteur de l'habillement "se réinvente"

En pleine pandémie les soldes n'ont pas permis d'écouler les stocks des magasins. Un problème auquel souhaite remédier le gouvernement.

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Coronavirus : pourquoi il faut que le secteur de l'habillement "se réinvente" Crédit Image : AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You Journaliste RTL

Les soldes d'hiver n'ont pas séduit cette année. D'ici 15 jours, le gouvernement devrait proposer un dispositif pour éponger les stocks qui restent sur les bras des commerçants à la sortie des soldes. 

C'est vrai que cette édition était très particulière. On les a repoussés à fin janvier - du coup la consommation s'est effondrée après les fêtes de Noël. On les a prolongés de deux semaines - mais c'est tombé en plein couvre-feu à 18h, fermeture des galeries marchandes de plus de 20.000 mètres carrés où vous trouvez les grandes enseignes, voire confinement le week-end. Et puis une ambiance morose avec les variants et les menaces de reconfinement général qui ne poussait pas à consommer et à s'entasser dans les boutiques.

Résultat : la situation des magasins est très disparate selon les fédérations. Les petits commerces de centre-ville ont profité d'un petit report de la clientèle qui ne pouvait plus aller dans les centres commerciaux.

Des stocks en trop

Donc les magasins ont des stocks sur les bras et le gouvernement réfléchit à faire un geste pour soulager la trésorerie des commerçants. C'est tout-à-fait louable sur le fond. Le dispositif n'est pas du tout arrêté, dit-on à Bercy, mais l'idée c'est de pouvoir prendre en compte la moins-value des stocks invendus pour permettre à plus de commerçants d'avoir droit au fonds de solidarité et pourquoi pas à des prêts préférentiels qui permettraient aux enseignes de racheter la nouvelle collection et de se relancer.

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Les fédérations militent aussi pour que les magasins fermés dans les galeries marchandes puissent bénéficier de quelques jours de soldes exceptionnels quand ils rouvriront pour écouler les stocks.

L'habillement, un secteur déjà en crise

On vit sans doute là les limites ou l'ivresse du "quoi qu'il en coute". Lors du premier confinement, on a vu tomber des géants de l'habillement qui étaient déjà malades avant : GAP, Camaïeu, La Halle, André, Un Jour ailleurs, Celio, Orchestra, Naf Naf... Tous ces groupes se sont retrouvés en procédure.

À l'époque, le gouvernement avait dit que l'argent public ne servirait pas à renflouer des entreprises qui auraient dû faire faillite. Depuis, on a découvert les entreprises zombies,  des entreprises déjà mortes qui sont encore en vie grâce aux aides publiques. Et ça peut se comprendre d'un point de vue politique : l'habillement, c'est 250.000 commerçants et employés, 27.000 points de vente.

Il faut que le secteur de l'habillement se réinvente

Martial You
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Il faut que le secteur de l'habillement se réinvente. Et c'est ce que cette aide du gouvernement sur les stocks peut retarder. L'habillement ne s'est jamais vraiment relevé depuis la fin du premier confinement parce qu'il était déjà tombé. Les soldes permettent à des petites boutiques de s'offrir deux animations commerciales par an sans payer de publicité mais ça fait des années qu'on dit que le modèle a été tué par les promos et par internet. Il faut réduire la fabrication et les stocks. 

La chute du Rana Plaza, cet immeuble au Bengladesh où s'entassaient des ouvriers qui travaillaient pour toutes les grandes marques de prêt-à-porter mondiales a remis en question le modèle de la "fast-fashion", les vêtements jetables. Une enquête de l'Ifop révèle aujourd'hui que 79% des Français voudraient un label écologique pour la mode comme le nutriscore. Les acheteurs ont changé, les commerçants doivent le faire aussi.

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Les prix des carburants ont retrouvé leur niveau d'avant-crise. Les cours sont repartis à la hausse... On retrouve donc les tarifs de fin 2019 sur le gazole et l'essence. Mais pas les volumes. Il y a toujours une baisse de 15% car on roule moins avec le télétravail notamment.

La note : 18/20 à Fabio Panetta

Fabio Panetta est membre du directoire de la Banque Centrale Européenne. "Harder, Better, Faster, Stronger", voilà comment il a qualifié la politique monétaire de la BCE dans les prochains mois, autrement dit la Banque Centrale va continuer à soutenir massivement et à financer les plans de relance des États pour sortir de la crise.

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