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"Gilets jaunes" : "La première violence, c'est la violence institutionnelle", juge Sophie Tissier

Deux jours après les violences sur les Champs-Élysées, la "gilet jaune" estime que le gouvernement est responsable de la radicalisation de certains, tout en appelant au calme.

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Crédit : RTL
"Gilets jaunes" : "La première violence, c'est la violence institutionnelle", juge Sophie Tissier
10:45
Yves Calvi_
Yves Calvi - édité par Eléanor Douet

"Un échec". C'est le constat dressé ce matin sur RTL par Laurent Nuñez après les violences perpétrées samedi sur les Champs-Élysées. Une avenue au cœur de la contestation depuis quatre mois et qui panse encore ses plaies ce lundi. 

Interrogée sur ces violences, Sophie Tissier, "gilet jaune" de la première heure, a tenu à dénoncer "la violence institutionnelle", "première violence" selon elle dans le pays. Évoquant les casseurs, elle décrit des personnes qui "se sont radicalisées car elles n'en peuvent plus". Sur l'incendie d'une banque, qui a mis en péril les habitants qui se trouvaient juste au-dessus, Sophie Tissier a reconnu que "c'était de trop", parlant même d'un "acte inconsidéré".

Si elle appelle au calme, elle comprend toutefois la radicalisation de certains, déplorant l'absence de mesures concrètes en faveur des "gilets jaunes" et les conditions de vie toujours délicates du "peuple" contraint pour certains à se contenter de "riz et de pâtes" pour se nourrir. 

Il faut que les Champs-Élysées cessent d'être l'otage de cette crise

Édouard Lefebvre, délégué général du Comité Champs-Élysées

De son côté, Édouard Lefebvre, délégué général du Comité Champs-Élysées, l'association qui réunit une grande partie des commerces de l'avenue, souhaite que "les Champs-Élysées cessent d'être l'otage d'une crise, dont on peut comprendre le désarroi de certains Français". Il regrette les conséquences qu'ont à subir les commerçants de l'avenue. "Ils font leur métier, avec leur outil de travail et c'est cet outil de travail qui a été détruit samedi dernier". 

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Après la manifestation, Édouard Lefebvre juge que les seuls gagnants sont les black blocs, mais en aucun cas les "gilets jaunes" ou le gouvernement. "Quel gouvernement peut être crédible s'il ne sait pas défendre un symbole de son propre pays ?", souligne-t-il.

Certains évoquent une interdiction des Champs-Élysées pour les prochaines mobilisations. Une hypothèse qui ne convainc pas Édouard Lefebvre. "Il y a une contradiction pour moi de dire que j'ai envie d'interdire les Champs-Élysées à qui que ce soit parce que ce n'est pas l'avenue du luxe comme on peut le lire, mais un lieu éminemment populaire".

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