2 min de lecture Changement climatique

Écologie : "On ne peut pas arrêter de vivre" dit l'explorateur Mike Horn sur RTL

INVITÉ RTL - L'explorateur Mike Horn, connu notamment pour ses explorations au Pôle Nord, défend un "changement petit-à-petit" de nos habitudes pour aller vers des modes de vie plus durables.

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Écologie : "On ne peut pas arrêter de vivre" dit l'explorateur Mike Horn sur RTL Crédit Image : FRANCK FIFE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura édité par Paul Turban

L'explorateur suisse Mike Horn ne se définit pas comme un écolo. Pourtant, il observe que "son terrain de jeu a changé". Pour lui, "la seule manière de continuer de vivre d'une manière plus durable, c'est de faire des changements petit à petit. On ne peut pas tout à coup arrêter de vivre, arrêter de se déplacer en voiture, arrêter de voler en avion. On ne peut pas aller en arrière. Le changement est plutôt quelque chose que l'on peut faire, si on décide de le faire, petit à petit."

"On ne peut pas arrêter de vivre, martèle Mike Horn. Des événements comme le Dakar vont continuer, comme la Formule 1 et les sports motorisés. Si on peut le faire de manière plus écolo, où on a moins d'impact sur la nature, c'est là qu'on avance. On doit regarder où nous personnellement on peut faire un effort. Je suis le premier à essayer de faire un effort."
L'explorateur ne soutient ainsi "pas vraiment" Greta Thunberg. "C'est ridicule de penser que tout le monde doit arrêter de vivre et éteindre la lumière, explique-t-il. Comment on chauffe notre maison ? Comment on charge nos voitures électriques ? Elle doit faire attention, parce qu'elle va en confrontation avec Trump. Il faut trouver une solution plutôt que de faire la guerre."

Des changements climatiques visibles

"Après 30 ans d'exploration, on retourne souvent dans les endroits où j'ai fait mes premières expéditions, raconte Mike Horn. En 2006, j'ai fait ma première expédition hivernale au Pôle Nord. 13 ans plus tard, j'ai fini la traversée du Pôle Nord. En seulement 13 ans, j'ai vu beaucoup de changement dans l'épaisseur de la glace. En 2006, on voyait des ours polaires. Cette année, pendant cette traversée qui a duré 90 jours, on n'a pas vu un seul ours polaire."

"Au Pôle Nord, on a mesuré cette année au mois de décembre, l'épaisseur de la glace était d'environ 8 centimètres, ajoute-t-il. En 2006, la glace au Pôle Nord qu'on avait mesuré, c'était environ 3 mètres d'épaisseur. La glace qui flotte sur l'eau dérive, alors que normalement elle reste autour du pôle."

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"En passant où personne d'autre n'ose aller, on voit l'impact du réchauffement, confie ainsi Mike Horn. Il y a aussi un refroidissement au Pôle Sud." Il croit "à 100 %" aux rapports alarmants, "en voyant en Antarctique toute la glace qui dérive. Il y a des morceaux de la taille du Mexique qui ont quitté le pôle à cause du réchauffement de l'eau."

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