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Davos : Greta Thunberg répond aux attaques de Washington

Jeudi 23 janvier, un ministre américain a conseillé à Greta Thunberg de "faire des études" mais la militante lui a rétorqué qu'il "n'y avait pas besoin de diplôme" pour comprendre l'urgence climatique.

Greta Thunberg à Davos, mardi 21 janvier 2020
Greta Thunberg à Davos, mardi 21 janvier 2020 Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Jeudi 23 janvier, un ministre américain a conseillé Greta Thunberg de "faire des études" avant de débattre du réchauffement climatique. La militante écologiste lui a rétorqué que les études universitaires étaient inutiles. "Il n'y a pas besoin de diplôme" pour comprendre l’urgence climatique, a-t-elle déclaré sur Twitter, appelant à un arrêt immédiat des investissements dans les énergies fossiles. 

Interrogé sur la revendication de Greta Thunberg, le secrétaire américain au Trésor a déclaré, jeudi 23 janvier, lors d'une conférence de presse : "Qu'elle fasse d'abord des études d'économie et qu'elle aille à l'université, et ensuite elle pourra revenir nous voir". Un pic qui n'a pas manqué de faire réagir la militante. La jeune Suédoise a répondu sur Twitter que son année sabbatique prenait fin en août et que de toute façon "il n'y avait pas besoin de diplôme universitaire" pour constater que les efforts en termes d'émissions de CO2 ne suffisaient pas.

L'administration Trump et Greta Thunberg se sont opposés depuis mardi à Davos mais jusque-là de manière plus voilée, et sans jamais se rencontrer physiquement. Le président américain Donald Trump a ainsi fustigé les "prophètes de malheur et les prédictions d'apocalypse" climatique, mardi 21 janvier, dans un discours auquel assistait la Suédoise. Mais le président a reconnu qu’il aurait "adoré" rencontrer la jeune militante peu avant de quitter la station de ski suisse, mercredi 22 janvier.

La maison brûle toujours

Greta Thunber à Davos, mardi 21 janvier
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Visiblement peu impressionnée, Greta Thunberg a de son côté répété ses virulentes mises en garde à l'élite politique et économique, martelant qu'il était temps de "paniquer" parce que "la maison brûle", comme elle l'avait déjà fait l'an dernier à Davos. La chancelière allemande Angela Merkel a elle profité de sa douzième participation au Forum économique mondial pour défendre au contraire "l'impatience de la jeunesse" sur le climat, sans toutefois mentionner nommément Greta Thunberg. 

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"Il faut appréhender de manière positive et constructive l'impatience de la jeunesse" qui a devant elle "un tout autre horizon" temporel que des personnes plus âgées, a souligné Mme Merkel. Elle a rappelé qu’il était essentiel de dépasser "les tous nouveaux conflits de société" entre les climato-sceptiques pour qui le changement climatique "relève d'une croyance" erronée et ceux qui prennent en compte les données scientifiques. Ce conflit "m'inquiète", a-t-elle avoué, plaidant pour "que l'on se parle", sans quoi "chacun vit dans sa bulle."

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