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Coronavirus : les jets privés se portent bien, l'environnement beaucoup moins

Si la crise sanitaire internationale fait d'énormes dégâts sur les économies des pays, un secteur en profite : celui des jets privés. Mais l'environnement en souffre.

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Coronavirus : les jets privés se portent bien, l'environnement beaucoup moins Crédit Image : MIGUEL MEDINA / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Maeliss Innocenti

Depuis le début de la crise liée au coronavirus, il y a un secteur qui se porte à merveille, c'est celui des jets privés et ça c'est une aberration pour l'environnement. Comment éviter les avions de ligne classiques ? En prenant un jet privé à 50.000 euros le voyage jusqu'à Riyad en Arabie saoudite depuis Paris…

Selon CNN, ce secteur connaît une croissance impressionnante. Une compagnie suisse a précisé que les commandes de jets privés en rapport avec les régions à risque ont augmenté de 30%. L'Asie au départ (moins maintenant), puis l'Iranl'Italie, ou l'Espagne, et surtout les États-Unis.

La plupart sont des nouveaux clients qui doivent régler leurs affaires le plus vite possible. D'habitude c'est la classe affaire. Maintenant, c'est le jet privé.

Face au coronavirus, chacun s'adapte. Quand certains recherchent des lingettes, d'autres scrutent les créneaux de vols. Chacun sa priorité… Si les jets privés sont très polluants, chacun d'entre eux brûlera 40 fois plus de carbone par passager que les vols commerciaux normaux.

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Malgré le coronavirus, il est important de maintenir un standing pour ces entreprises. Il y a actuellement 4.600 jets privés dans le monde. Et dans la prochaine décennie, ils seront à peu près 8.000.

Les États-Unis plus gros pollueurs en jets privés

Pour beaucoup de multinationales, c'est un signe de bonne santé. Si on peut transporter encore maintenant les cadres et les clients en jets privés, ça veut dire qu'on a de la ressource. Problème : l'aviation de ligne comme les jets ne figurent pas dans les accords de Paris, alors une taxe plus importante sur le kérosène peut faire réfléchir. Et l'idée s'impose de plus en plus. Il ne faudrait pas que le virus nous rende amnésique face à la menace climatique.

Le pays le plus touché par cette pollution des jets privés, ce sont les États-Unis. 72% des jets privés volent aux États-Unis. Une pollution atmosphérique particulièrement dense qui se remarque d'autant plus que, peu à peu, le coronavirus va faire baisser le niveau de CO2 dans le monde.

Une entreprise californienne a récemment fait parler d'elle en éditant ce slogan : "Évitez d'attraper le coronavirus, volez privé ! Demandez un devis dès aujourd'hui." Un brin de cynisme en période trouble, mais le double discours accompagne souvent ce type de transports. Ainsi, lors du dernier sommet de Davos, le thème principal était l'environnement. Pour en discuter, la plupart des participants sont venus… en jet privé. Tout ça, c'est très logique. 

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